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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 01:59
Mon cher Victor, Je suis en plein dans les cartons ! Tu déménages ?! Mais oui voyons ! Je t'en ai déjà parlé, souviens-toi ! Mais... Déjà ?! Mais oui ! Tu sais, cela demande beaucoup d'organisation ces choses-là ! Tu as l'air bien pressée ! Je l'avoue, oui... Tu as hâte de quitter ta petite ville pour aller t'enterrer à L. ?! Mais tu veux finir vieille fille ou quoi ?! Pfff... Bien sûr que non ! Tu as de ces questions !

Tout à l'heure, en faisant le tri dans le bazar de mon placard, je suis tombée sur une photo de lui. C'était l'été dernier. Il y a un an tout juste. Cela devait être la seule qui me restait. Je l'ai regardée, longuement. Le ciel bleu, son sourire... Je l'ai déchirée et mise à la poubelle. Au milieu de mes cartons, je me suis revue, pendant les vacances de la Toussaint. A tout déballer, à admirer la vue, à ne pas croire en ma chance, à m'exclamer que cet appartement serait pour nous une nouvelle vie... C'était il y a peu de temps, au fond. Les choses peuvent changer si vite... Je l'ai revu lui, en train de me construire ma bibliothèque, mon étagère à CD. Je l'ai revu rigoler parce que je n'arrivais pas à monter ma table I**A, je me suis revue moi revenir triomphalement parce que finalement, j'y étais parvenue, toute seule comme une grande, avec mes petites mains. On était descendu manger un sandwich en ville, j'avais l'impression de mener une vie de bohème, persuadée que le meilleur était devant nous... Ca, c'était le côté merveilleux... Moins drôle, je l'ai revu aussi faire la gueule parce qu'il n'y avait pas de place de parking, et gueuler après le simple vitrage. Il allait me faire payer un peu tous les jours le choix de cet appartement... Ca, c'était le côté nettement moins merveilleux. Alors effectivement, j'ai déchiré et jeté la photo.

Ce déménagement, je l'attends avec impatience. Je n'aurai aucun souvenir avec lui dans le nouvel appartement que j'ai trouvé dans la ville de L... Appartement qui, d'ailleurs, comme c'est amusant, a parking et double vitrage... Je pourrai me balader en centre-ville sans me dire "Tiens, c'est dans ce magasin que nous avions trouvé ses baskets", ni soupirer en passant devant le cinéma. Bien sûr, la ville de L., ce n'est pas très folichon : 20 % de chômage, beaucoup de personnes âgées, des bâtiments tristes, tristes, tristes... Mais là-bas, au moins, je ne craindrai pas de le croiser et ça, c'est inestimable. J'ai besoin d'un endroit où rien ne me rappelera sa présence, ni notre premier baiser, ni notre première fois, ni nos premières balades ensemble, ni rien qui lui ressemble, de près ou de loin. Je sais que je ne risque pas de le voir là-bas. Et c'est très bien ainsi. Parce que je fuis, et fuierai, toute occasion où nos chemins seraient susceptibles de se croiser à nouveau.

Cette nouvelle vie va m'aider. Je l'aborde en toute confiance car personne ne me connaîtra, et personne ne le connaîtra lui. Il n'y aura que moi. Moi, libre de me faire apprécier, libre de plaire, car je sais, grâce à une certaine personne que je remercie intérieurement tous les jours, que j'en suis capable. Grâce à lui, je me regarde autrement dans le miroir. Et j'évite de m'apesantir. Et je trace ma route. Ce qui fait que maintenant, quand je fais mes cartons, je ne pense plus à ces vacances de la Toussaint où j'arrivais, toute fraîche et pleine d'espoir, enthousiaste, fière de vivre ce nouvel élan avec lui. Non, je pense à sa tête de six pieds de long : "Yaaa pas de parkiiiiiing !" et à ses jérémiades : "Yaaaaaaaaaaa pas de double vitraaaaaaage !". Je pense à tous mes amis, à mes proches, qui avaient trouvé cet appartement absolument magnifique. Et à lui, aveugle, obsédé par les inconvénients, au point de me faire la gueule. Et plus j'y pense, plus je me dis qu'il ne devait déjà plus m'aimer beaucoup à l'époque pour rester bloqué là-dessus. Il aurait pu savourer cette nouvelle étape avec moi. Mais non. Il était déjà ailleurs. Au fond, j'étais déjà seule à l'époque... Sauf qu'aujourd'hui, c'est officiel.

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commentaires

jojolapin 14/07/2008 12:23

Si j'avais été toi, je serai resté vivre là ou tu es déjà ou même dans la périphérie de là ou tu es. L.. est une ville moche ou il n'y a rien à faire. Et puis C... n'est quà 30 min de L... alors pourquoi aller t'enterrer làbas. Je toruve ca dommage.

MamanCélib 14/07/2008 09:47

C'est dans ces moments-là, quand on s'aperçoit qu'on était déjà seul(e) avant même la séparation, qu'on se rencontre que cette issue était inéluctable...Ce nouvel appart' sera à TOI, à toi seule, à toi d'y écrire une nouvelle histoire :)