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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 01:07
Mon cher Victor,

De retour de ma classe-découverte. Je suis épuisée mais heureuse. Il vaut mieux être épuisée et heureuse qu'épuisée et malheureuse, je suis content pour toi ! 13 CE2 mignons comme des coeurs à plein temps, dans une ferme ensoleillée, il s'avère que c'est très très agréable, et j'aurais bien prolongé le plaisir. Cela ne m'étonne guère... Tu crains pour ton avenir l'année prochaine et freine des quatre fers à l'idée de quitter l'école de C. ! Des souvenirs en or plein le coeur. Une surprise pour la maîtresse qui ne sera plus dans l'école l'année prochaine. La maîtresse tout émue. La satisfaction d'entendre des enfants qui ne voulaient pas quitter leurs parents dire qu'ils voudraient que ces trois jours continuent pour toujours. C'est de l'or, je te dis, de l'or.
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 01:35
- Vous êtes 38 à ne pas avoir obtenu de poste au 2ème mouvement. Votre position est 34ème, on vous a départagé au niveau de l'âge. Vous avez tout passé en un an ?
- Euh... Oui.
- Aussi incroyable que cela puisse paraître, il aurait mieux valu pour vous, dans le cas présent, que vous ayez redoublé plusieurs fois. Vous êtes trop jeune... Il va falloir vous accrocher."
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 07:17
Pas de poste au deuxième mouvement, ce qui signifie que je serai nommée d'office. Je vais me retrouver à l'autre bout du département, dans une classe à triple niveau ou dans une SEGPA, voire une CLIS. Comme si le destin me mettait à l'épreuve. Comme s'il testait ma capacité de résistance.
Qu'il ne s'en fasse pas. Je vais survivre. Je vais tenir. Ce n'est jamais qu'une frustration de plus, qu'une déception de plus. Un mal pour un bien. La vie questionne mes ressources. Me met à l'épreuve. Qu'elle ne s'inquiète pas... Je ferai ma route, quoi qu'il arrive.
Et si cette route me mène à V., à B., à L., peu importe. Je n'ai plus d'attache ici. Plus aucun homme qui souhaite me garder près de lui. Je m'en remettrai. A coup sûr. Et même, peut être que cette traversée du désert m'en apprendra beaucoup. Peut être que ma vie prendra son sens quand j'aurai osé vaincre mes démons, les mettre à genoux, et m'en débarrasser.
Oui, je suis seule. Oui, aucun homme ne m'aime. Oui, je fais partie des dix personnes, dans le département entier, à qui on n'a pas attribué de poste. La roue tourne. Il faut faire avec. JE ferai avec. Je vais me battre et prouver ce que je vaux, même s'il faut y laisser de la sueur et du travail.
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 01:37
Prendre l'air, parler à quelqu'un,
Avoir l'air d'aller plutôt bien,
Déjeuner, y penser au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Décoller de mon traversin,
Faire une liste de trucs qui vont bien,
M'y tenir, essayer au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Prendre un thé, et puis prendre un bain,
Me coiffer, essayer au moins,
Balancer tout ces vieux machins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain.

Plus de chocs, et plus de prières,
Moins de clopes, plus de somnifères,
Refaire la chose que je préfère,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Appeler quelqu'un qui m'aime bien,
L'étonner, changer de refrain,
L'inviter, manger plus ou moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Mettre une robe, saluer le voisin,
Essayer de plaire à quelqu'un,
M'amuser de tout et de rien,
Tenir, tenir, tenir debout et demain.

Prendre l'air, parler à quelqu'un,
Avoir l'air d'aller plutôt bien,
Déjeuner, y penser au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain.

Berry, Demain.
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 15:53
Mon cher Victor,

J'ai tout relu. Tout. J'ai tout relu et tout déchiré en petits morceaux. J'ai tout déchiré en petits morceaux et tout jeté à la poubelle. "Je peux me voir dans le futur. Mais ceui-ci serait bien avec ta présence, car le fait que tu sois la mère de mes futurs enfants ne me déplairait certainement pas. Un mélange d'une littéraire et d'un scientifique, les enfants ne pourraient qu'être des êtres d'exception comme moi, et toi aussi.". J'ai tout relu. Toutes les lettres, toutes les cartes postales, jusqu'aux petits mots écrits à la hâte, que j'avais religieusement conservés dans une grande boîte en haut de mon armoire. Les souvenirs qu'on a le plus d'acharnement à détruire sont ceux auxquels on a le plus tenu.
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Published by Mirabelle - dans L'Amour toujours
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 02:24
Mon cher Victor,

Comme tu le sais, les statistiques d'un blog, c'est toujours une source d'inspiration et de franche marrade. Enfin, pas toujours, mais souvent... Oui, parce que parfois, c'est assez morbide ! Et puis pornographique aussi ! Quelle honte ! Oui. Enfin ça, c'est une autre affaire...
C'est ainsi que tout à l'heure, en consultant la provenance de mes visiteurs, j'ai constaté que quelqu'un était tombé sur nous en tapant : "Je la cherche". Ah ah !
Qui est ce "quelqu'un" ? Je me prends à élaborer des scénarios très très romantiques et très très invraisemblables. Elabore, élabore... Cela ne peut pas te faire de mal de toute façon ! C'est exactement ce que je pense ! Alors cherche moi, qui que tu sois, car je ne demande qu'à être trouvée...
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 01:44
C'est de croiser le regard d'un garçon qui me sourit. C'est de lui sourire aussi.
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 01:15
Mon cher Victor,
 

Quand je te dis que les instits pourraient tenir des bouquins entiers des perles d'élèves, ce n'est pas un vain mot. Même moi, qui débute pourtant ma carrière, je pourrais inaugurer une catégorie spéciale "mots d'enfants" sur ce blog ! Mais bon... Tu as déjà fort à faire ! Viens déjà bavasser ici à peu près régulièrement et on verra après ! C'est tout à fait pertinent, comme remarque... Bref. Qu'est-ce que je voulais te dire, déjà ? Ah oui voilà !

C'était la semaine dernière, alors que je corrigeais les cahiers d'activités de mes CM1, des exercices sur la notion d'aire, séance de découverte du cm2. Vaste programme ! Ils avaient effectué cet exercice en autonomie, des rectangles à partager en autant de petits carrés de 1 cm que possible, pour ensuite chiffrer l'étendue du rectangle, ou devrais-je dire DES rectangles, puisqu'ils devaient en comparer deux. Première étape, avant même de commencer à tracer ces fameux carrés : estimer, à vue d'oeil, lequel aurait la surface la plus importante, sous forme de pari. Et c'est là que ça devient drôle... Sans que ce soit complètement incohérent, cependant, comme beaucoup de perles d'élèves, d'ailleurs. Les concepteurs du cahier d'activités incitent les élèves à exprimer leur estimation sous la formule "ton pari" avec un espace à compléter par l'élève. A compléter, bien sûr, par la lettre correspondant au rectangle choisi. Tu suis, Victor ? Euh... Oui, Maîtresse ! Quoi que je n'aurai rien contre un petit cours particulier... Ecoute, on verra ça quand j'aurai mes 60 h à effectuer, pas avant ! Bon, bon... Après tout, c'est toi l'instit' !

Bref. Qu'est-ce que je disais déjà ? Tu as de nouveau perdu le fil ? Oui. Je suis fatiguée ! Ce n'est pas une excuse ! Moi aussi, tu me fatigues, et ce n'est par pour autant que je perds pied ! Bon, eh bien alors dis moi où nous en étions ! Tu disais que les enfants devaient compléter la case "Ton pari" par la lettre du rectangle qu'ils estimaient être le plus étendu. Vaaalà, c'est ça ! Et donc, Ondine, en tout petit (genre je-ne-sais-pas-si-c'est-ce-qu'il-faut-répondre), a inscrit sur les pointillés : "2 euros". Ah ah ! Je l'aurais parié !


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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 01:27
Je pensais naître de lui. Je pensais n'être forte qu'en le sachant à mes côtés. Je me trompais. J'ai largement la force de faire ma route seule. J'ai largement la force de supporter l'idée qu'il fasse l'amour avec une autre, largement la force de savoir qu'il la présentera bientôt (si ce n'est déjà fait) à sa famille, à ses amis. J'ai largement la force de faire ma vie sans lui, de profiter de chaque minute, sans le pleurer. Je ne le pleure plus. Je ne le regrette plus. Ce que je regrette, c'est de n'avoir personne, aucun corps masculin contre lequel me blottir le soir avant de m'endormir. Oui, ça, ça me manque. Mais lui... Non. Je ne suis pas une victime.
Il m'a appris que l'amour est éphémère. Que de belles paroles peuvent se transformer en leur exact contraire, en l'espace d'une semaine. Il m'a appris que la vie est une succession de rencontres. De moments. On tombe sur quelqu'un, il nous plaît, on s'embrasse, on fait l'amour, plusieurs fois par jour et puis un peu moins souvent, au fil des jours et du quotidien. On s'emmène partout l'un l'autre, et nos amis savent tout d'elle ou de lui, il ou elle devient "mon coeur", "ma puce", on s'étreint, on s'interroge, on se dispute pour des conneries, on se bagarre, on dit qu'on y croit plus mais on y croit encore, dans le fond. On se le dit ou on n'ose pas le dire, on dit l'inverse pour l'emmerder et ne pas se montrer dépendante. Et puis on tombe sur la nouveauté. Toujours mieux que des années d'engueulades et de par coeur. Et tout recommence. Et tout ce qui s'est passé, avec lui ou elle, n'existe plus. Oui, au moins, il m'aura appris ça.
Ce n'est pas une leçon très agréable, c'est vrai. Cependant, il vaut mieux savoir, avant de s'engager dans une relation, que quand on nous dit "je t'aime", il ne faut pas entendre "toujours". Et que, quand bien même des "toujours" seraient prononcés, nous ne sommes, nous-mêmes, pas maîtres de ces "toujours". Qui peut prétendre demeurer fidèle, ne pas être ébloui par une rencontre ? Qui peut prétendre qu'il restera, pour le bonheur de quelqu'un, au détriment du sien ? Qui peut prétendre respecter assez quelqu'un pour ne pas faire preuve de lâcheté ? Qui peut combattre son égoisme naturel au point de résister à la tentation d'une histoire qui débute et pourrait mieux réussir que la précédente ?
La vie, c'est ça. Une succession d'histoires, différentes. Et j'avoue qu'il m'est difficile de l'admettre. Je n'aime pas l'idée du provisoire. Je n'aime pas l'idée que tout puisse se casser la gueule, tout le temps. Je n'aime pas l'idée du tout qui passe au rien. De l'amour absolu qui passe à l'indifférence. A la limite, je préfère la haine. Oui, devoir tirer sa révérence, sans un mot, parce que c'est comme ça, que c'est la vie et qu'il n'y a pas à contester, j'ai du mal à l'avaler. Ce que je ressens, pourtant, ce n'est plus de l'amour. C'est la constance des souvenirs, l'idéalisation d'instants précieux. Il n'est pas dans la nature des hommes d'être amoureux de la même personne pendant toute leur vie. Ou alors, c'est si rare ! On aspire tous à ça, bien sûr (quoi que...), mais on a, toujours, en toile de fond, la conscience que tout peut se terminer, là, maintenant, et que de toute façon, si ça se termine, eh bien, on s'en remettra, comme tout le monde. Voilà. J'ai appris ça. Je le savais, évidemment, en théorie, mais il y a un pas de géant entre la réalité imaginée et la réalité vécue.
Maintenant que je sais tout ça, je sais que j'aurai largement la force de continuer toute seule. C'est sans doute la leçon la plus douloureuse, mais la plus nécessaire, qu'il m'ait jamais inculquée. Je ne suis plus une petite fille. Il disait que je vivais dans mon monde. Grâce à lui, depuis plus d'une semaine, j'en suis sortie. J'ai les deux pieds bien ancrés dans la terre, la tête bien clouée sur mes épaules, et elle n'en bougera plus. Je n'irai pas jusqu'à le remercier, parce qu'il y avait, je crois, de multiples manières, bien plus élégantes, plus respectueuses que celle qu'il a choisie, de m'enseigner ça. Mais bon. C'est le résultat qui compte. Et le résultat, en l'occurence, c'est que je suis seule, libre, et que j'ai enfin compris que l'amour, c'est comme la vie. C'est comme traverser la rue, prendre l'avion, le train, le bus. On sait qu'on peut avoir un accident, que tout peut s'arrêter. Mais ce n'est pas ça qui nous empêche de monter, parce qu'on ne sait jamais, le voyage pourrait être fantastique, avec de superbes paysages...
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Published by Mirabelle - dans L'Amour toujours
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 01:46
Mon cher Victor,
Dans la série "Rigolons un bon coup", après "Clovis est crétin" et "Ma barrique de mère n'a rien dans le ciboulot" voici "mon frère au pays des Nudistes". Pardon ?! Je m'explique : toujours pour cette fameuse "fête d'une personne qu'on aime", le petit Valérian, CM1, me tend, triomphant, son acrostiche à partir du prénom ENZO. Pour le E, le Z et le O, rien de bien original ni de surprenant. En revanche, le N... Sans pouvoir me contrôler, je suis prise d'un fou rire. Irrépressible.

N udiste

- Qui est Enzo ?
- Mon petit frère.
- Tu voulais dire "Naturel", n'est-ce pas ?
- Oui, me dit-il en me regardant avec des yeux ronds comme des soucoupes, genre je-ne-comprends-rien.

Ouf. J'ai eu peur : il ne sait pas ce que ça veut dire ! Ils avaient pourtant le dictionnaire pour vérifier la signification de leurs adjectifs...
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