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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 00:00

Mon cher Victor,

Aujourd'hui, nous reviendrons au 21 Avril 2002, à 20h, soit le jour des résultats du premier tour des Elections Présidentielles. Je me demandais quand tu allais y revenir ! Je m'impatientais ! Pas de panique, pas de panique : nous y voilà. Si la mémoire te fait défaut, tu peux toujours te rapporter à cet article-ci...

Il est presque vingt heures. Les propos de David Pujadas tournent et tournent encore dans mon esprit. Il semble régner sur le plateau une atmosphère particulière, électrique, pesante. Je fronce les sourcils mais tente cependant de garder confiance : la France est un pays respectable, honnête, tolérant... Aucune raison, donc, de craindre une catastrophe nationale. C'est la première fois que je vote : on ne va quand même pas me gâcher ça !

- Il est 20 h précises ! Voici les résultats du premier tour !

Il me semble que l'avenir se joue là, ce soir. L'espace d'un instant, je nous imagine, nous, les Français, forcés de vivre en autarcie, élevés dans la haine de l'autre, dans la haine de l'étranger, dans la haine de la différence. Sur l'écran, se dessinent les résultats.

Le couperet tombe : Chirac. Le Pen.

- Enorme surprise ! La gauche n'est pas au deuxième tour ! Et c'est l'extrême droite, l'extrême droite qui affrontera Jacques Chirac !

Pujadas arbore un sourire lumineux. L'excitation journalistique, probablement. Les larmes me viennent. Je ne peux pas le croire. J'ai honte. Honte d'être française. Honte de constater que l'extrême droite est passée devant la gauche. Je sais déjà que le monde entier va s'offusquer, se scandaliser : la France, si donneuse de leçon, est prise à son propre piège. On va nous caricaturer : ça y est ! Les Français sont racistes ! Xénophobes ! Intolérants ! Mais non, non, nous ne sommes rien de tout ça ! Je le sais, moi, que les Français sont (majoritairement) des gens biens ! Mais alors, pourquoi un tel vote ? Pourquoi ? Pourquoi ?

On annonce une intervention de Lionel Jospin. Je suis curieuse de l'entendre, celui-là... Voici son discours :

"Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle vient de tomber comme un coup de tonnerre.

Voir l’extrême-droite représenter 20 % des voix dans notre pays et son principal candidat affronter celui de la droite au second tour est un signe très inquiétant pour la France et pour notre démocratie.
Ce résultat, après cinq années de travail gouvernemental entièrement voué au service de notre pays, est profondément décevant pour moi et ceux qui m’ont accompagné dans cette action.
Je reste fier du travail accompli.
Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche qui ont rendu possible cette situation, j’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle. Jusque-là, je continuerai naturellement d’exercer ma fonction de chef du gouvernement.
J’exprime mes regrets et mes remerciements à tous ceux qui ont voté pour moi et je salue les Français que j’ai servis de mon mieux pendant ces cinq années.
J’invite les socialistes et la gauche à se mobiliser et à se rassembler dès maintenant pour les élections législatives afin de préparer la reconstruction de l’avenir."

Des cris dans la salle. Les flash crépitent. Les militants PS sont effondrés. Des larmes, beaucoup de larmes. Ma mère qui sanglote : "Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible...". Et moi... Il me semble que ce n'est plus notre pays.  Ce n'est plus notre pays. Nous n'avons plus de valeurs, plus d'idéal humaniste, plus rien. J'ai honte. Tellement honte...

 

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 00:00

Mon cher Victor,

Aujourd'hui, tu sauras toute la vérité sur le couple Marc-Isabelle. Il serait temps ! Parce que cela traîne en longueur, permets-moi de te le dire ! Où en étions-nous restés la dernière fois ? Tu disais que tu me parlerais de ce repas chez Camille. Exact.

Repas chez Camille donc, où j'ai été gentiment conviée par Liliane, la mère de Camille. Où Isabelle et Marc sont invités, après bien des tergiversations : est-ce que Marc viendra ? Ou alors : est ce qu'Isabelle viendra ? Ou encore : Espérons que les deux viennent ! Après qu'Isabelle eût fait signé à toute la famille leur engagement à faire de ce repas "un repas exemplaire", voici donc venir la fameuse soirée, et tout le monde est aux fourneaux. La tension monte, monte, du moins me semble-t-il.

Camille et moi sommes chargées de dresser la table (surtout Camille, puisque moi, évidemment, je ne sais pas où sont les choses...). Nous sortons la nappe, la déplions, et...

- Zut... Elle a des taches.

Misère. Malgré la couleur bleu nuit du tissu, ces fichues taches ne passent pas inaperçu. Cependant, avec l'ingéniosité qui me caractérise, je trouve bien vite une solution, LA solution : j'attrape deux ou trois serviettes en papier et les dispose très élégamment sur les taches en question. Et voilà, c'est résolu ! Cette trouvaille suffit à nous faire rire Camille et moi et... Il vous en faut peu, visiblement ! C'est vrai.

L'heure fatidique approche. Nous attendons, et je passe quelques fois devant la porte d'entrée pour vérifier qu'ils n'arrivent pas. Et puis, soudain, dans la cuisine, une voix que je connais bien. Ton oncle ? Oui. Et Isabelle. Qui sont arrivés comme deux petits filous par la porte de la cuisine.

- Salut Tonton !

Tu l'appelles Tonton ? Comme c'est mignon ! Oui. Je l'ai toujours appelé Tonton, et je ne vois pas pourquoi, d'un coup, j'aurais cessé de l'appeler ainsi. Ce n'est pas une critique ! Non, ùmais tu n'es pas le seul que cela amuse visiblement. Car j'avais à peine prononcé ces mots que déjà Isabelle rigolait ! Quant à Marc... Il avait ce sourire tendu que connais bien, ce genre de sourire qu'on arbore les jours d'examen, de concours ou... Quand on rencontre officiellement la famille de sa chère et tendre ! Mais ce n'était pas seulement ça, je dus le constater avec un peu de peine. Il avait l'air gêné. Gêné ? Gêné de quoi ? Gêné que je l'appelle Tonton... Tu te fais des idées ! Non, je ne pense pas. Je le connais bien, et dans certains cas, il peut être un peu distant. Du reste, la suite de la soirée le confirmera, tu verras... Après tout, c'est ton oncle, pas le mien ! C'est toi qui le connais...

Je me dis donc : "Ca commence bien, parti comme c'est, je sens qu'il ne va pas me décrocher un mot de la soirée !" Et cela a été le cas ? Oui. A peu de choses près. Parce qu'il m'a tout de même adressé la parole de temps en temps, pour la forme je pense... Je reconnais bien là ton optimisme ! 

Mais je ne l'ai pas reconnu. Tu sais, il fallait s'y attendre. Souvent, quand on rencontre la famille de sa fiancée pour la première fois, on a envie de faire bonne impression, et parfois, on en fait un peu trop. Humm... Sans doute. Cela peut se comprendre, c'est vrai. Je voyais bien qu'il essayait d'épater la galerie, subtilement évidemment. Quitte à ignorer complètement sa pauvre nièce. Tant pis. Ce n'est pas l'important. L'important, surtout, c'est que... C'est que quoi ?

Il avait l'air éperdument amoureux d'Isabelle. Et profondément heureux. Eh bien tant mieux !! Evidemment tant mieux ! C'est juste que... Pendant ce repas, où j'ai été muette comme une carpe (Liliane a dit à Camille qu'elle m'avait trouvée "bien silencieuse" !), je le revoyais, après sa rupture avec son ex-compagne, la mère de mes deux cousines. Il était complètement anéanti. Intérieurement, hein, parce que mon oncle, ce n'est pas un expansif ! Il n'empêche que cela nous avait fichu un sacré coup de bambou sur la tête de le voir comme ça ! Il venait à la maison presque tous les soirs boire son petit whisky. Et puis les années ont passé...

Et maintenant il est heureux et amoureux. Il a fait la connaissance de toute la famille de Camille et tout le monde, à ce que j'ai entendu dire, l'adore. C'est parfait alors ! Pas complètement... Allons bon ! Qu'est-ce qui ne va pas encore ?!

C'est que... Isabelle n'a pas encore été présentée officiellement à mes parents. Et je sais pertinemment que ni mon père ni ma mère n'iront harceler Marc pour qu'il nous présente Isabelle. Ce genre de choses, chez nous, "on veut que cela vienne naturellement", mais à force d'attendre, moi, j'ai bien peur que cela ne vienne pas du tout... Et je ne trouve pas cela juste qu'il y ait un pan de la famille qui soit privilégié par rapport à l'autre ! Surtout que tel que je connais mon oncle, je sais très bien qu'il peut ne jamais nous la présenter...

Il va encore falloir que tu agisses, si j'ai bien compris... Je ne sais pas. Non. Je crois que je vais baisser les bras. Pourquoi ? Tu te décourages ? Un peu, oui, j'en ai bien peur. Et je me dis que s'il ne nous la présente pas, c'est qu'il n'en a pas envie. Nous n'allons pas non plus lui mettre le couteau sous la gorge... Alors je vais laisser faire... Et on verra bien... Quel dommage ! Il n'y aura donc pas de "Mon oncle... et sa tante ! (4)" ? Je crains bien que non...

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 00:00

Mon cher Victor,

 Comme tu le sais, mon cher Victor, je suis de nouveau célibataire. Ce serait difficile de l'ignorer ! Tu ne parles que de cela quasiment ! En tant que célibataire, je suis donc seule, sentimentalement parlant du moins.

J'ai une théorie, vois-tu, Victor. Encore une ? Ma séparation avec J. n'est pas facile. Et j'ai l'impression d'être devenue totalement asexuée. Asexuée ? J'ai consacré deux ans de ma vie à mon grand amour. Là, tout s'effondre. Ne nous sors pas les violons, tu veux ?! Disons que j'ai tendance à me laisser complètement aller. Je ne prends plus soin de moi comme auparavant, quand je choisissais de m'habiller de telle ou telle façon en me disant : "tiens, je vais mettre ça, je sais que cela va lui plaire !". Maintenant... Maintenant, tu te dis : "A qui plaire ?". Oui. Et je ne développerai pas, sans quoi je m'embarquerais une fois de plus dans une spirale de lamentations.

Je peux te dire une bonne chose ? Evidemment ! Tu sais combien j'aime que tu interviennes dans ma vie ! Bien... Je serai bref : secoue-toi un peu enfin ! Qu'est-ce que ça veut dire ? Tu n'as pas mon âge, tu as toute la vie devant toi ! Tu es si jeune ! C'est terminé avec J., c'est vrai, mais alors, passe à autre chose ! Sors ! Vois du monde, au lieu de discuter avec un vieux barbon comme moi décédé depuis des lustres ! Enfin, Mirabelle ! Elle est où, ta vie, tu peux me le dire ?

Où est ma vie ? Très bonne question. Je n'en sais RIEN, moi, Victor. Où est ma vie ? Je ne me projette plus dans l'avenir, et tu le sais parfaitement. Je me sens démunie, tu peux le comprendre tout de même ! Oh... Je te dis tout ça, c'est amical, tu penses bien. Maintenant, si tu le prends mal, c'est ton affaire, mais j'en ai assez, moi, d'écouter tes gérémiades incessantes !

Mon pauvre Victor, mais je ne te dis pas tout ! Tu serais bien étonné de savoir que je recommence, peu à peu, à m'intéresser aux hommes ! Ahh !! En voilà, une bonne nouvelle ! Oui. Hier, à la bibliothèque, par exemple. Je regardais les garçons qui passaient. C'est un jeu sans conséquence, qui pourrait me redonner envie de séduire, je l'espère. Mais J. est toujours là. Et bien qu'il ait un nombre incalculable de défauts (comme chacun d'entre nous) aucun garçon ne peut défier la comparaison avec lui. J'en regarde un, ses fesses par exemple et... Ohhh !!! Mirabelle !!! Comment peux-tu dire des choses pareilles ???!!!  Quoi ? Je suis sûre qu'à toi non plus ce genre de détails ne t'échappait pas ! Oui, mais moi, je suis un homme, c'est différent ! Je sens bien là l'esprit d'un homme du XIXème siècle. Les choses ont changé, enfin ! De nos jours, les femmes sont aussi prédatrices que les hommes ! Elles draguent, font le premier pas, ont des aventures sans lendemain... Mets-toi un peu à la page !

Bref... J'essaye donc de regarder les spécimens de sexe masculin. Je ne suis pour l'instant pas capable de plus. Je le sais, et j'ai pu en prendre pleinement conscience récemment : l'autre jour, j'ai eu l'occasion de sortir, d'aller danser. Ahh !!! Mais c'est très bien !!! Le problème, c'est que je devais y aller avec le cousin de J., et là, non, ça, c'est vraiment au-dessus de mes forces, j'aurais l'impression de voir J. et ça, je pense que c'est la dernière chose dont j'ai besoin en ce moment. Et puis... Il faut bien dire que j'ai la grâce d'un éléphant. Et je n'aime pas danser avec les autres. Cela me met mal à l'aise. Et puis... Et puis quoi ?

Tu sais, Victor, en boîte, les garçons vont droit au but. En "boîte" ? C'est comme les bals de ton époque, ou du moins on danse comme dans les bals, parce que tu verras que c'est bien le seul point commun entre les deux... Qu'est ce que tu entends par "droit au but" ? Ne fais pas ton naïf... Je veux dire que pour un certain nombre, les femmes ne sont qu'un paquet de viande, une marchandise qu'ils peuvent consommer à leur guise. Et moi qui ai été élevée dans un certain féminisme, c'est le genre de conception que je fuis ! Moi j'ai besoin d'amour et de sentiments... Et ça, ce n'est pas le genre de choses que l'on vient chercher en boîte ! En résumé, tu es en train de me dire que tu n'as envie de rien ? Parce qu'à t'entendre, il n'y a que des inconvénients à tout ! Et puis, personne ne t'a demandé d'aller plus loin avec ce type de personnes ! Danser, avec quelques amies, et passer une bonne soirée, ce serait déjà bien, me semble-t-il !

Oui, tu as raison. La vérité c'est que je n'ai pas envie. Je n'ai envie de rien. Juste de faire un saut de deux ans et demi dans le temps, pour revivre chaque instant de mon grand amour, éblouie, et certaine qu'il serait "mon premier et mon dernier".

Mais ce n'est pas possible ! C'est bien ce que je disais : secoue-toi, ma petite fille ! Tu as toute la vie devant toi, et si tu la passes à la rêver au lieu de la vivre, crois-moi, tu te retrouveras à quatre-vingt trois ans avec la sensation horrible d'être passé à côté de tout ! Allez, fais-moi un petit sourire ! Mieux que ça ! Je veux que tu sois heureuse, tu entends ? Cela prendra le temps qu'il faudra, mais tu seras heureuse un jour, je te le jure !

 

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 00:00

Mon cher Victor,

Continuons l'étude des grands personnages politiques d'aujourd'hui. Une fois n'est pas coutume : je parlerai de quelqu'un qui s'était soit-disant "retiré de la vie politique" (ce sont ses termes !) mais qui semble bien s'y glisser à nouveau, grâce aux médias, meetings de soutien etc... Cet homme, mon cher Victor, s'appelle Lionel Jospin. Il est du parti socialiste. De quel bord est-il, alors ? Gauche. Ahh !! Ne fais pas cette mine réjouie : tu vas déchanter bien vite.

Nous avons parlé la dernière fois, mon cher Victor, du Président de la République. Il a été réelu en 2002, dans des conditions absolument déplorables : contrairement aux sondages et aux confiantes opinions de chacun d'entre nous, Jacques Chirac n'a pas affronté Lionel Jospin, le candidat du PS de l'époque, au deuxième tour. Eh non... Lionel Jospin a été ejecté par l'indéboulonnable chef  du Front National, un parti d'extrême droite, que j'évoquerai plus en détails dans un prochain article. Ohhh ! Mais quelle horreur !!! Je t'avais bien dit que tu allais déchanter... Et encore : tu ne l'as pas vécu en direct ! Moi, Mirabelle, je votais pour la première fois à l'époque, et crois-moi, une telle expérience, cela te forge une certaine idée de la politique. Je veux bien te croire, ma pauvre petite !

Suite à son échec, le soir-même des résultats du premier tour, humilié comme il était par cette victoire du Front National sur les idées humanistes du Parti Socialiste, Lionel Jospin intervient, devant caméras, micros et militants de son parti :

- J'en tire les conclusions et me retire de la vie politique.

J'étais devant la télévision ce soir-là. Ma mère et moi avons poussé un cri, tout comme ces militants, effondrés en larmes, devant l'horreur d'une France transformée en monstre potentiel. Et aux journalistes de s'exclamer : "c'est incroyable, on ne s'attendait pas à une telle décision du leader de la gauche !". Je regardais ces gens qui pleuraient, qui criaient, et je voyais toutes ces belles idées d'égalité, de fraternité, de liberté, s'envoler en fumée, anéanties, brisées par des résultats aux antipodes du pays des Droits de l'Homme. Il ne faisait pas bon être français, ce soir-là, tu sais, Victor...

Lionel Jospin s'est donc retiré de la vie politique...

Pour un temps !

Et ma foi, le voilà qui revient ! Et je lui en veux. Je lui en veux car la première qualité d'un homme politique, il me semble, est de respecter ses engagements. Et de se remettre en question, lors d'un échec, ce qu'il n'a pas fait : sa campagne présidientielle a pourtant été, à mes yeux, une lamentable succession de déclarations contradictoires, enchaînant boulette sur boulette, et utilisant les pires stéréotypes pour se rattraper, comme la fameuse veste rouge de son épouse. Je suis un peu noyé, moi, dans tout ça ! Je sais, il faut l'avoir vécu pour le comprendre. Je trouvais cependant que cela méritait d'être dit, et j'approndirai un de ces jours, si nous en avons l'occasion. Je l'espère ! Car tu sais combien j'aime la politique !

Lionel revient donc !

Il écrit un livre, donne son avis sur les sujets "chauds" du moment dans les plus grands quotidiens de France, et comme par hasard, "fait un petit tour du côté du parti socialiste" de plus en plus fréquemment, alors que (tiens, comme c'est drôle une telle coïncidence !) tous les leaders du parti se bouffent la rate afin de trouver LE candidat convenable pour les prochaines présidentielles ! Il semble donc bien loin, ce retrait de la vie politique...

Et cela m'énerve, Victor, à un point que tu ne peux pas imaginer...

Alors, s'il compte revenir, mais vraiment revenir et se la jouer "sauveur de la gauche" alors qu'il est parti responsable du fiasco des présidentielles... Voilà ce que je lui dirai : Allez, Yoyo, viens prendre ta deuxième claque ! On t'attend de pied ferme !

 

 

 

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 00:00

Mon cher Victor,

Troisième article de la journée. On ne t'arrête plus ! Oui, j'ai pris une cadence infernale, je te l'accorde. C'est juste que mon après-midi contraste tellement avec ma matinée, (et mon repas) que je n'ai pu résister à l'envie de te faire part de cette évolution. Alors, raconte...

J. est passé à la maison. Encore ?! Je croyais qu'il ne devait plus venir ?! Moi aussi ! Mais comment dire... Il a un tel sens de la surprise ! Il m'a passé un coup de fil, en début d'après-midi, alors que je regardais par la fenêtre avec l'espoir de voir passer, peut être, une 406 verte. Tu ne changes pas, toi... J'ai honte de le dire mais non, effectivement, je ne change pas. Je dois être une imbécile...

Bref. Mon téléphone sonne...

- Tu ne veux pas que je passe chez toi ?

(C'est tout J., ça... Au lieu de dire clairement qu'il meurt d'envie de me voir, il préfère me le faire dire à moi, pour ensuite faire comme si c'était pour me faire plaisir à moi, et bien évidemment pas à lui...)

- Eh bien... Je ne sais pas... Tu as quelque chose à me dire de particulier ?

Que veux-tu, je n'ai pas pu dire non... Je me voyais, là, attendant bêtement, regardant par la fenêtre de ma chambre, "au cas où" comme on dit, et je ne pouvais pas refuser. Je m'en serais cognée la tête contre les murs.

- Non. J'ai juste envie de passer chez toi.

- Bon. Eh bien, passe... On verra bien.

On verra bien... Le genre de choses que je ne prononce strictement jamais ! J'étais donc assise sur mon bureau à regarder par la fenêtre et tout à coup... Une 406 verte ! La sienne ! Celle de mon J. ! Et je le vois, là, qui continue à me parler au téléphone :

 

- Bon, eh bien, j'arrive dans la seconde !

- Oui, je te vois par la fenêtre ! Effectivement, tu as fait vite !

Et moi, le plus bêtement du monde, incorrigible romantique, je m'imagine dans ces comédies à l'eau de rose... Un homme appelle une femme. Lui dit qu'il a très envie de la voir. Qu'il l'aime encore. En fait, il est juste derrière elle, du moins pas trop loin, ni trop près. La caméra se focalise sur son visage à elle, et elle sourit, et ça se sent, mon dieu, ça se sent qu'elle se dit "ah ! Comme ce serait bien s'il était là, juste derrière moi !". Et lui, il arrive, il se rapproche... Et ça y est, il est juste derrière elle ! Et il lui parle encore au téléphone. Il lui dit qu'il arrive. Il raccroche. Puis il lui tape sur l'épaule. Elle se retourne. Et ils tombent dans les bras l'un de l'autre.

Voilà à quoi je pensais, donc, quand je l'ai vu arriver. Eh bien... Et tout ça en quelques secondes, on peut dire que toi, tu as de sacrées images dans la tête ! Oui. C'est un de mes principaux défauts. La seule différence d'avec ce scénario mielleux, c'est que je ne lui ai pas sauté dans les bras. Quand même ! Ou à retardement dirons-nous...

Mais c'était sensiblement différent des autres fois. Je ne me suis fait aucune illusion. En l'embrassant, je ne me suis pas dit que nous repartions à zéro. J'avais juste envie d'être avec lui. Et de ne plus penser au fossé qui nous sépare dans la vie quotidienne. On était bien. On ne s'est pas disputé, fait assez rare pour être noté. Et j'ai passé un moment magique. Une parenthèse enchantée. On en a discuté. Calmement. Sans se fâcher. C'était serein. On était heureux de se voir. Et j'étais bien. Vraiment bien.

Cela m'étonne de toi... Moi aussi ! Une parenthèse enchantée, Victor, je te l'ai dit... Une parenthèse... Mais pour une fois, de ces deux mots, c'est le mot "enchantée" que je retiendrai, pas le mot "parenthèse".

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 00:00

Mon cher Victor,

Eh bien, que se passe-t-il ma Mirabelle ? Je croyais que tu ne publiais qu'un article par jour ? Tu as une de ces mines ! Pardon, Victor, mais c'est un cas de force majeure, il fallait à tout prix que je parle à quelqu'un. Tu as l'air complètement dégoutée ! C'est bien le mot...

L'autre jour, je discutais de mes petits malheurs avec ma cousine, qui me conseilla de reporter mon manque de J. sur la bouffe. Paraît-il que pour elle, cela marche du tonnerre quand elle a un coup de blues. Bien... Prise ce midi d'une envie de J. comme j'en ai rarement eue jusqu'ici (tu sais, ce genre de mal qui pourrait fort bien me faire attraper mon téléphone et composer son numéro...), et disposant de la maison pour moi toute seule (mes parents sont au restaurant), je me dis que tiens, c'est l'occasion d'essayer, voir si ça marche.

Me voilà donc la cuisine, jetant mon dévolu sur un paquet de tagliatelles, qui se marierait fort bien avec des lardons fumés et une petite sauce à la carbonara. Je me mets aux fourneaux sans grand enthousiasme cependant, les larmes aux yeux, priant pour que ce repas me fasse tout oublier. Je commets l'irréparable en allumant la radio, qui ne passe que des chansons d'amours déçus, dans lesquelles j'ai tôt fait de me reconnaître, et qui réveillent un torrent de larmes salées. Ca tombait bien, j'avais oublié de saler les pâtes...

Et voilà. Vingt minutes plus tard, je mange. Et je pleure toujours... Cette expérience se révèle être une pure catastrophe : je n'ai aucun plaisir à manger ce que j'ai préparé, j'ai mis dix fois trop de crème fraîche, et je n'ai pas de kleenex sur moi.

Et là... Et les tagliatelles, et ma rupture me restent sur l'estomac...

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 00:00

Mon cher Victor,

Tu sais que J. faisait partie de la famille. Oui, après deux ans de couple, c'est normal qu'il en soit ainsi. C'est ce que je me disais également, mais je commence à me demander, maintenant, s'il ne faisait pas TROP partie de la famille. Explique-toi !

Vois-tu, mon Victor, j'ai une petite soeur. Il se trouve que cette petite soeur, âgée de dix-huit ans, a-do-rait Johan. Et ce n'est pas un vain mot. Toujours à se chamailler ces deux-là. Ils faisaient la paire, vraiment. Et moi, j'aimais bien. Je me disais : "quelle chance qu'ils s'entendent aussi bien, j'ai tiré le bon numéro vraiment !". J'étais heureuse. Et j'adorais les entendre se disputer : "Mirabêêêlle !!! J. m'embêêête !!!!". J'adorais.

Mais maintenant... Maintenant il n'est plus là, et, en quelque sorte, j'ai privé ma petite soeur d'un de ses compagnons de jeux favoris. Et je sens bien que... ça coince. C'est juste qu'elle l'aimait bien, c'est tout... Pour bien l'aimer, elle l'aimait bien, ça, aucun doute. A un tel point qu'elle a souvent pris sa défense, alors qu'on ne peut pas dire qu'il ait été très... délicat, avec moi, ces dernières semaines. Tout ne peut pas être ni tout blanc ni tout noir. Quand un couple se sépare, les responsabilités sont partagées, et c'est sans doute ce qu'elle essaie de te montrer en prenant sa défense.

Cela va encore plus loin que ça, mon pauvre Victor... J. est passé à l'improviste à la maison, avant-hier soir. C'est ma soeur qui lui a ouvert. J'ai bien vu qu'elle était heureuse de le voir. J'ai également remarqué le sourire en coin de ma mère, ravie, elle aussi, de retrouver son petit protégé, qu'elle affectionne beaucoup. Et moi... Il me faut l'admettre, j'étais contente aussi. Je retrouvais ma petite bulle... Ma tendre petite bulle... Là, je ne te comprends plus ! J'étais contente parce qu'elles souriaient toutes les deux, que lui aussi leur souriait... L'espace d'un instant, je me suis dit qu'il ne tenait qu'à moi pour que tout le monde dans cette pièce soit heureux. Ce n'est pas ainsi que tu dois raisonner, et tu le sais très bien ! Oui je le sais. C'est pourquoi je n'ai cédé aux avances de J. ce soir-là. Et tu as très bien fait, surtout si tu estimes que cela doit rééllement se terminer entre vous !!!

Oui. Au fond, je sais que j'ai eu raison. Mais dans les instants de déprime absolue, où il me manque viscéralement (ça m'arrive assez régulièrement, il me faut l'avouer...) je serais prête à tout (ou presque) pour qu'il soit là, pour entendre sa voix dans la cuisine, le voir discuter avec ma mère, avec ma soeur... C'est de la nostalgie, voilà tout. Oui. De la nostalgie pure et dure. Cela devient récurrent !

Il va falloir du temps, beaucoup de temps, plus que je ne peux encore l'imaginer. J. faisait partie de cette maison, et de notre vie, à tous les quatre. Il connaissait mon oncle, mes cousines. Il était dans nos vies à tous. Plus dans la tienne que dans celle des autres tout de même ! N'exagérons rien ! En plus, il y était entré d'une manière si fidèle à ce qu'il est... Par surprise, avant même que je ne décide de me lancer dans la grande aventure. Après le foot... J'étais déjà en pyjama, il avait fallu que je me rhabille rapidement, avant qu'il débarque à la maison... Quand j'y pense... J'en souris bêtement ! On n'est jamais bête quand on aime, et ce quel que soit l'âge... Me bousculer a été plutôt profitable au bout du compte : je n'ai pas eu le temps de paniquer, pas eu le temps de me poser les questions existentielles que je m'étais toujours posées jusque là... Il a été un véritable tourbillon ! Et je crois que je le remercierai toute ma vie pour ça... Tu veux me tirer des larmes ou quoi ?

 Non. Il n'empêche qu'il manque dans la famille. Il n'y a plus rien à y faire, je sais. Mais il manque... C'est un fait.

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 00:00

Mon cher Victor,

Il lit mon blog. Qui ça, "il" ? Eh bien... Pourquoi hésites-tu ? C'est Johan n'est-ce pas ? C'est que j'ai la consigne de ne plus utiliser son prénom. Qu'est-ce que c'est que cette fantaisie ?

Je l'ai eu au téléphone hier soir. Il m'appelait pour, une nouvelle fois, essayer de me convaincre de nous donner une dernière chance. Ahhh ! Et qu'est ce que tu lui as répondu ? Comme d'habitude : qu'il ne saurait en être question. Mais là n'est pas le sujet de mon article, Victor, navrée !

J'ai donc appris qu'il lisait mon blog. J'ai cru n'avoir pas bien entendu, bien sûr, étant donné qu'il m'avait affirmé, il y a quelques temps déjà, "avoir été y faire un tour pour voir" mais qu'il "n'y retournerait pas", vu que "cela ne l'intéressait pas". Il avait bien tort... Oui. Je pense qu'il s'était mis en tête que ce blog était une biographie de Victor Hugo, et comme la littérature, ce n'est pas du tout sa tasse de thé, cela peut éventuellement se comprendre.

- Je voudrais que tu ne mettes plus mon prénom sur ton blog.

Bien. Avant la création de ce site, je lui avais demandé de choisir un prénom pour remplacer le sien, par souci d'anonymat. Lui n'avait rien trouvé de mieux que "thibault". Thibault ? Et alors ? C'est très bien, ça, "Thibault", un très joli prénom ! Je ne peux pas l'utiliser, Victor. Pour moi, "Thibault", c'est trop de prénoms à la fois... Je t'expliquerai tout ça un jour, si j'en ai l'occasion. Cela me semble nécessaire, effectivement !

Me voilà donc à parlementer, une fois de plus... Je tente de lui faire comprendre que je ne vais pas l'appeler "celui dont il faut taire le nom" dans tous mes articles, et qu'en plus, il faudrait reprendre ceux qui ont déjà été publiés ! Non, c'est impossible, vraiment. Et puis il n'avait pas voulu chercher un autre prénom que "thibault" ! Je m'assure, au passage, qu'il n'a pas l'intention de me faire un procès...

- Mais non, enfin... Pfff.... Qu'est-ce que tu racontes ?

Il a l'air consterné. Oui, qu'est-ce que tu racontes ? On se le demande, vraiment ! Je voulais juste être certaine, c'est tout, même si c'est vrai que cela m'aurait étonnée de sa part. Mais bon... Comme, pendant deux ans, il a passé sa vie à m'étonner, je voulais juste assurer mes arrières.

Il insiste, tout de même. Ai-je dit quelque chose d'insultant à son sujet ? A-t-il été blessé par mes propos ? Je précise que je ne l'ai JAMAIS dénigré dans mes articles, que ce n'est pas du tout mon style (ce qui est vrai) et que je n'ai jamais cherché à lui faire de mal (ce qui est vrai également), malgré tout le mal qu'il m'a fait, lui (je l'entends d'ici dire : "ce n'était pas fait exprès !").

Je clos ces parlementations en spécifiant que je ne peux faire autrement que de garder son prénom. Et puis, moi, je l'aime bien, son prénom... Je le trouve tendre. Et il lui va comme un gant, ce qui tombe bien.

Il s'avoue vaincu, en ajoutant, tout de même, que de toute façon, il n'appelait pas pour ça, et que si un jour, je changeais d'avis, il était là. Il t'aime toujours, c'est évident ! Je sais. Mais cela ne change rien. Quel coeur de pierre ! Non. Au contraire... Et tu ne changeras pas d'avis ? Tu en es sûre ? Non, je ne changerai pas d'avis. Je le lui ai dit, d'ailleurs.

Et, cette histoire de prénom ? Tu vas respecter ce qu'il t'a demandé ou pas ?

Eh bien... Il m'a dit hier soir :

- C'est tout de même mon prénom. Ce serait quand même la moindre des choses que tu acceptes.

Il n'a pas tout à fait tort ! Donc... Après mûre réflexion, oui, je vais accepter. Je n'appelerai donc plus J... par son prénom, mais par un J. d'une sobriété exemplaire, ou en le désignant par "il", déjà de nombreuses fois utilisées. Ou alors, parfois "celui dont il faut taire le nom", bien que l'expression soit un peu trop longue me semble-t-il.

C'est un peu tarabiscoté tout de même...

Je sais... Mais c'est celui dont il faut taire le nom qui l'a voulu ainsi.

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 00:00

Mon cher Victor,

Je déteste les montagnes russes. Les montagnes russes ? Ah oui, c'est vrai : à ton époque cela n'existait pas. Les montagnes russes ce sont de grands rails avec une succession de montées et de descentes vertigineuses. Les gens s'installent dans de petits wagons, avec ceintures de sécurité et tout le tralala, et c'est parti pour deux minutes de sensations fortes ! C'est un loisir, j'aurais pu le préciser dès le départ. Regarde la photographie à gauche. Cela m'a l'air extrêmement effrayant ! Trop pour moi sans doute... Pour moi aussi. Je n'ai pratiqué qu'une seule fois ce genre de manège. Très franchement, j'ai cru que j'allais mourir ! Et que mon coeur allait être expulsé de ma poitrine ! Je me voyais déjà emportée dans une ambulance, avec ma mère à mes côtés, pleurant à chaudes larmes bien entendu. Tout de suite, l'exagération ! Je ne peux pas m'en empêcher, navrée...

Les montagnes russes... On monte très très haut, on se rapproche du ciel, tout doucement, comme si rien ne pouvait nous arriver. Un instant de suspension dans les airs. Et soudain, sans prévenir, on dégringole. Et on remonte. Et on redégringole. Et ainsi de suite, jusqu'à l'arrêt du manège.. Et avec la tête qui tourne !

Il me semble que depuis quelques temps, je passe ma vie sur les montagnes russes... J'espère, mon moral remonte ; je désespère, mon moral redescend. Et je m'accroche à ma ceinture, en me disant : "allez, courage, bientôt ce sera la terre ferme !"...

Je monte : nostalgie... Idéalisation des jours heureux peut être : "on revoit les débuts, et on connaît la fin", comme disent les Blues Trottoirs. Ce karaoké, sur une certaine plage. Je ne l'avais pas remarqué. Il n'existait pas. Lui, parait-il, ne voyait que moi... Et ce fameux soir où il est venu frapper à ma porte en costume... Il me parlait de son oral, pour son concours de gardien de la paix. Je ne comprenais fichtre rien à tout son jargon, et je dois dire que le centre de mon attention était ailleurs... Mon petit chat venait l'embêter, lui donnait des coups de patte. Heureusement qu'il était là, mon chat, je pouvais faire semblant d'être à l'aise, moi qui, comme d'habitude, était paralysée par l'"enjeu de la soirée". Je risquais d'être heureuse, tu te rends compte Victor ? Maintenant j'en souris bien sûr, mais sur le coup... C'était presque dramatique ! Cela ne m'étonne guère de toi...

Et je redescend dans la seconde : parce que la nostalgie, justement, c'est ce qui a été et qui n'est plus. Et je m'accroche de plus belle à ma ceinture de sécurité...

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 00:00

Mon cher Victor,

Je ne t'ai pas beaucoup parlé jusqu'ici du destin de la France. Veux-tu savoir ce qu'elle devient ? Pas qu'un peu ! Je te préviens : ce n'est pas très reluisant... Est-ce que les descendants de Napoléon sont sur le devant de la scène ? Pas du tout, non. Mais tu comprendras vite que ce n'est pas forcément mieux... Souhaites-tu connaître d'emblée le visage de celui qui nous gouverne depuis déjà (trop) longtemps ? Oh, que oui !

 

Jacques Chirac, président de la Vème république

Au pouvoir depuis 1995, soit depuis plus de dix ans..

Très apprécié de ces dames (pas des jeunettes, tout de même...), qui le trouvent "bel homme". De quel bord est-il ? Droit. Ahh... Tu grimaces : puis-je en conclure que tu es de gauche ? Je n'ai pas dit que j'étais de gauche, je suis républicain ! Mon pauvre Victor ! Aujourd'hui, être républicain, cela ne veut plus dire grand chose, même les plus fieffés menteurs se proclament républicains ! Oui, mais moi, j'ai lutté contre l'Empire toute ma vie ! Au point de m'exiler sur mon rocher et de... Nous sommes au courant, Victor. Dans le cas qui nous intéresse, Jacques Chirac n'est pas empereur, quoi que parfois, une certaine personne semble l'oublier. Qui donc ? C'est un point que nous aborderons plus tard...

Et toi ? Tu l'aimes bien, cet homme-là ? Eh bien... Comme je trouve l'image parfois bien plus éloquente que le texte, je te répondrai sous la forme suivante. Pour moi, Jacques Chirac, c'est plutôt... Ca :

Et je pense ne pas être la seule à le considérer de cette façon, malgré sa longévité au pouvoir plus que contestable, si tu veux mon avis. Pourquoi donc ? Ca aussi, nous l'analyserons dans un prochain article...

 

 

Je compte sur toi pour m'expliquer tout cela plus en détails ! Tu sais que moi, j'adore la politique ! Parfait. Tu verras qu'il y a beaucoup de choses à dire sur la France du XXIème siècle. Tu ne seras pas déçu, mon Victor, crois-moi...

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