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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 01:18
C'est rentrer avec ma petite Twingo, un air de piano m'accompagne. C'est d'avoir, face à moi, alors que je roule en ligne droite, une belle lumière, entre le gris et le rose, épousant le contour des nuages. C'est d'admirer une petite pluie fine, étincelante, presque rougeoyante, si inédite qu'elle en paraît presque irréelle. C'est de penser très fort que je vis un joli moment et qu'il faut à tout prix que je me souvienne du gris, du rose, de la musique, du ronron sécurisant de la voiture et de mon sentiment de plénitude.
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 01:36
Mon cher Victor,
 
Je suis bien seule. Ca commence bien, cette conversation ! Ben quoi ? Tu pourrais être un peu plus joyeuse ou au moins faire semblant... Mais ça va ! Tu dis que tu es bien seule ! Il y a un malentendu, Victor... Aucun malentendu ! Tu te lamentes sur ton sort, c'est tout ce que je vois ! Mais naaaaaaaaan ! Je veux dire que je suis bien... Seule ! Eh bien oui, c'est bien ce que j'ai compris ! Tu dis que je me lamente... Ah parce que tu ne te lamentes pas ?! A quoi ressemblent de vraies plaintes dans ce cas ? Je vois que tu n'as toujours pas compris... Je veux dire que je me sens bien. Hein ? Oui, je me sens bien seule, libre, sereine. En résumé, ma solitude me convient tout à fait ! Aaaaaaaaaaah ! C'est donc tout le contraire de ce que je croyais ! Exactement !

Ce matin, je me suis réveillée en réalisant qu'il n'était plus la première personne à qui je pensais en me levant, et surtout que ce petit miracle, faisait son effet depuis un certain temps déjà.
Cela m'a mise de bonne humeur. Je ne suis plus la même. Je ne suis plus celle qui attendait son retour, ni celle qui espérait que tout s'arrange. Cela fait quelques semaines que j'ai changé, quelques semaines que je me sens bien avec moi-même, quelques semaines que je suis fière de mon évolution, au regard de tout le chemin parcouru depuis trois mois. Celle que je suis aujourd'hui est intimement persuadée qu'il n'était pas le bon. Elle l'accepte. Sans tristesse, sans frustration. Elle se dit que c'est comme ça, tout simplement.

Alors oui, je suis bien seule, même si la solitude n'est pas une situation socialement valorisée. Je m'en fous. Parce que si c'est une solitude de fait, physique, ce n'est pas une solitude d'esprit : je rencontre des gens formidables, j'apprends à en mieux connaître d'autres, je m'ouvre au monde comme cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je me sens bien. Mon lit est grand et me va tout à fait comme il est, parce que comme ça je peux m'étaler comme je veux sans qu'on vienne me dire que je prends trop de place... Je ne me sens dépossédée de rien. Je suis un tout.

Je pourrai prêter de l'attention aux regards plein de pitié, à ces soit-disants amis qui me plaignent de devoir tout recommencer. J'aimerais pouvoir leur dire que je ne suis pas à plaindre, qu'il m'a, au bout du compte, rendu le plus beau service qui soit en me délivrant de lui. Mais je ne suis pas certaine que tous soient capables de comprendre ça. La solitude ne me pèse pas, c'est une force, un bien-être. J'ai la vie devant moi, et confiance en l'avenir. Je n'ai pas peur. Etre en couple constitue une norme, et la solitude est perçue comme une incapacité à communiquer. Sauf qu'il me semble que je n'ai jamais aussi bien communiqué avec les autres, et encore plus avec moi-même. Je m'écoute davantage. Je me comprends davantage. Et je me sens bien.

Ma solitude à moi me berce et m'enveloppe de ses bras, sans jamais trop me serrer. Ma solitude à moi n'est pas un enfermement, ni une prison. Ma solitude à moi est transparente, ce qui fait que j'ai les yeux grand ouverts. On peut passer au travers d'elle, parce qu'elle est dissolue dans le monde, elle en fait partie intégrante. Ma solitude à moi ne m'empêche pas de rêver et me tourne vers l'avenir en m'initiant aux bonheurs tout simples du présent. Ma solitude à moi ne me raccroche pas au passé, car le passé n'existe déjà plus. Ma solitude à moi n'est pas exclusive, elle ne me garde pas pour elle. Je sais qu'elle me laissera partir quand la vie lui fera signe. Je sais qu'elle me laissera partir quand la vie me surprendra. J'attends d'être surprise. Sans en faire une obsession. Je suis prête. Beaucoup plus prête que je n'aurais cru.

J'ai tiré beaucoup de leçons de ce qui m'est arrivé. J'y ai beaucoup réfléchi. Je sais les erreurs à ne plus commettre, les compromis et les pièges. Je n'en tire aucune amertume, tout cela m'aidera à mieux faire la prochaine fois. La prochaine fois ? La prochaine fois que je tomberai amoureuse. Je ne suis pas pressée. Cela arrivera le moment venu, mais ce moment si particulier, je saurai le reconnaître. Il viendra, j'en suis sûre, peu importe quand. La vie peut être si surprenante, il suffit de si peu de choses, dans le fond... Quelqu'un qui me plaît, quelqu'un à qui je plais. Des atomes crochus. Une vision de la vie. Des espoirs et des opinions. Des morceaux de rêve à partager. Humm... Tout ça en même temps, cela m'étonnerait que cela soit si simple ! Oui moi aussi. Mais je suis persuadée que ce n'est pas si inaccessible, pourvu que je continue à regarder autour de moi et à m'émerveiller de ce que je découvre...
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Published by Mirabelle - dans L'Amour toujours
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 01:13
Mon cher Victor,



L'Ecole me manque. Et quand l'Ecole me manque, le moyen le plus sûr pour me rapprocher d'elle, c'est encore d'écrire à son propos. Ou de préparer ta rentrée, Mirabelle... Certes, certes. Bref. Pas plus tard que tout à l'heure, j'ai été faire un petit tour sur
le site de Jack, qu'on ne présente plus. J'en ai profité pour lui piquer l'image jointe à cette conversation : j'adore ! Dis moi... Je croyais que tu ne parlerais plus de ton métier avec moi ? Oui mais là... Hem... Le site n'est pas encore prêt, vois-tu... Alors en attendant... Alors tu t'es dit : "En attendant, continuons de boucher les trous avec ce brave Victor !"! Pfff... Ce que tu peux être susceptible !

Donc, quand je suis tombée sur cette image, ça m'a fait rire (comme d'habitude sur "Danger Ecole") et puis surtout, cela m'a évoqué plein de choses. Entre autres, un sujet qui me tient à coeur et que je n'ai pas eu le temps, je crois, de développer auprès de toi : les instit's meubles. Qu'est ce que c'est que cette bestiole ? Cette année (enfin, l'année dernière, il faut vraiment que je m'y fasse !), certains parents m'ont pris pour une sorte d'étagère fixée aux murs de l'école. Tu sais, ce genre d'étagère classique, pas spécialement belle, pas spécialement laide, qu'on ne remarque même plus parce qu'elle est là depuis des années. Sauf que toi, tu n'étais pas à l'école de C. depuis des années ! Oui, évidemment.

Il m'est arrivé plusieurs fois, alors que je me détendais en écoutant tranquillement de la musique dans ma classe (tout en continuant de corriger les cahiers, hein, cela va sans dire !), de voir débouler des parents vers 19 h le soir. J'avoue que dans ces cas-là, on se sent un peu atteint dans son intimité. Surtout quand c'est pour se faire enquiquiner avec des problèmes secondaires. Bref. On laisse tout en plan, cahiers et préparations, on sourit, on écoute, on conseille, et il est déjà 20 h qu'on n'a pas eu le temps de s'atteler aux cahiers du jour. Du coup, on quitte l'école sur les nerfs, parce qu'on n'a pas pu être aussi efficace qu'on auraît dû, ruminant de frustration : si cette maman avait pris rendez-vous, on aurait pu organiser notre travail autrement et ainsi gagner en productivité. Mais non. C'est tellement facile de venir frapper à la porte de la classe comme si de rien n'était !

Je me demande souvent si certains parents sont conscients que nous sommes des personnes avant d'être des instits. Que nous avons une vie, à côté de notre tableau noir. Que, comme tout le monde, nous avons des jours sans et des jours avec, des jours où on aimerait qu'on nous foute la paix.  Pour certains géniteurs, l'instit' dort et mange dans sa classe. Même, l'instit' VIT dans sa classe : sa vie, C'EST sa classe. Arrête avec tes majuscules, Mirabelle, ça m'agresse ! Si tu n'arrêtes pas tout de suite, je m'en vais ! Tu as vraiment des réactions tout à fait surprenantes, mon Victor ! Bref. Qu'est-ce que je disais ? Ah oui, voilà ! Certaines de mes collègues recevaient les mêmes parents tous les soirs, et en général plus d'une heure. De la folie pure. Elle aurait dû taper du poing sur la table un bon coup ! Oui, sans doute. Et quand on ne sait pas dire non, c'est comme pour tout dans la vie... On se fait avoir ! Certains parents, qui cherchaient l'enseignant de leurs enfants, sont allés jusqu'à venir frapper à ma classe pour s'étonner du fait de ne pas trouver le maître ou la maîtresse à son bureau, allant jusqu'à me demander de justifier son absence. Ooooh ! Si si si ! Cela ne s'invente pas, ces trucs-là !

En résumé, notre fonction nous dépasse. Si le stéréotype selon lequel il n'y a plus personne dans l'école quand la cloche a sonné continue de couler des jours heureux, il s'avère pourtant que la réalité montre que nous sommes disponibles pour les parents après 16 h 30. De là à dire que certains considèrent que vous êtes à leur disposition... Il n'y a qu'un pas ! C'est très contradictoire, et injuste, car il y a réellement peu de parents qui se soucient vraiment de déranger ou non. Au moins, ils le demandent par politesse ! Oui, c'est déjà ça, certains n'en prennent même pas la peine. Et nous ne sommes que rarement "reconnus" pour le boulot fourni. Il doit y en avoir qui pensent qu'enseigner, c'est facile ! Oh oui, certainement. Il y aura bien un jeu de télé-réalité pour lancer ce challenge un de ces jours : tu imagines, Victor, des parents candidats pour remplacer l'enseignant de leur gamin ! Ah, ben, je rirais bien, moi, devant ma télé, à les voir galérer dans une classe de trente gamins !
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 01:06
Mon cher Victor,
Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, mais je dois attirer les cinglés. Peut être parce que tu es un peu dérangée toi-même... Qui se ressemble s'assemble ! Cesse tout de suite tes sarcasmes ou je m'en vais ! Dis donc, tu n'es pas à prendre avec des pincettes aujourd'hui ! C'est le cinglé qui te fait cet effet ? Attends que je te raconte, avant de tirer des conclusions !

23 h, mardi soir. Je suis tranquillement en train de lire un bouquin. Un fort bon bouquin d'ailleurs. Lequel ? Mon chien Stupide, de John Fante. Mais là n'est pas notre propos ! Certes, certes ! Donc, 23h. Le téléphone sonne. C'est un numéro inconnu mais je décroche : j'aurais mieux fait de m'abstenir ! Imprudente ! Et si tu tombais sur un pervers ? Raaaalala ! Ne me parle pas des pervers ! Au bout du fil, un garçon qui bafouille. Qui ne se présente pas. Qui me dit qu'il est gêné. Je ne comprends strictement rien à ce qu'il me baragouine. Il y a des rires et des voix derrière lui. Je le prends pour quelqu'un d'autre, ou du moins j'ai quelques craintes. Le voilà à me raconter qu'il pense à moi sans arrêt depuis deux mois et qu'il me trouve très très belle. Je commence à trouver ça bizarre et à douter qu'il soit bien celui que je crains qu'il soit. Une question de ma part vient dissiper un malentendu quant à cet inconnu : c'est bien un inconnu, un parfait inconnu, et non celui auquel je pensais ! Ouf. Je ne comprends rien à ton affaire ! Qui était ce garçon ? Si seulement je le savais ! Ce n'est pas faute d'avoir insisté pour qu'il se présente, mais il s'obstine à faire des mystères : "Je ne peux pas te le dire". Bon. Paraît-il qu'il fallait que je sache que je lui plaisais trop. Me voilà bien. Il me dit s'être arrangé pour obtenir mon numéro et nous nous serions croisés dans un lieu que j'ai beaucoup fréquenté, sauf que, dommage pour lui, il y a deux mois, je n'y étais plus.
Je commence à avoir peur. Et quand j'ai peur, je deviens un peu... Incisive, disons. Je me défends comme je peux, hein. Je finis par lâcher que ça m'a tout l'air d'un gros canular, cette histoire. J'entends des rires étouffés et puis...

" Oui, tu as raison, c'est un gros canular !"
Et ça raccroche.

C'est une blague de mauvais goût et je ne vois pas qui, dans mon entourage, serait assez bête pour se laisser aller à un humour aussi immature. Je m'en suis tirée avec une belle peur. Décidemment, ma vie de célibataire est trépidante.

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 01:04
C'est de recevoir une carte postale d'une de mes élèves (enfin, ancienne élève, il faut que je m'habitue !) qui me fait mille bisous sous le soleil du Sud.
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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 01:45
Mon cher Victor,

Ces temps-ci, je ne me reconnais plus. Alors allons-y pour une petite séance de psychanalyse ! Arrête, je suis sérieuse ! Je ne me souviens presque plus de lui. Ah... J'ai passé quatre ans avec lui, à n'aimer que lui, à ne désirer que lui. Aujourd'hui, je me retrouve seule et libre, et son image s'éloigne tant que j'en arrive à me demander si ces quatre ans étaient bien réels. C'est la première fois que tu es confrontée à l'oubli d'un amour durable, laisse toi le temps... Je n'ai plus de regrets, plus de remords, plus de manque. Plus rien. Et ça me rend triste. J'ai l'impression de me réveiller d'un rêve qui aurait durer très très longtemps. Même songer aux instants précieux ne m'évoque rien. Comme si je ne les avais pas vécus. Comme si j'étais complètement extérieure à moi-même. Comme si je lisais un livre qui raconte mon histoire, sans que je me sente concernée.

Je ne pense presque plus à nos souvenirs. Presque plus à notre histoire d'amour. Je ne pense plus non plus à sa vie aujourd'hui, à son amoureuse actuelle. Rien. Je ne me pose pas de question sur lui, ni sur elle. Comme si j'ignorais son existence. Comment cela est-il possible ? Je ne sais pas, Mirabelle, je ne sais pas... Cela fait trois mois, peut être plus, que c'est réellement terminé entre nous. A vrai dire, j'ai arrêté de compter. Et ça me rend triste. Parce que je ne me reconnais pas. Parce que je ne pensais pas que c'était ça, oublier... J'ai pourtant vécu des secondes inoubliables avec lui, si fortes que j'étais persuadée que je les garderai en moi, ces émotions, ces sourires, ces odeurs. Mais il y a comme un voile. Plus d'odeur. Plus rien. Il me semble examiner une photographie d'un ancien amour que j'avais complètement oublié. Juste le sentiment que j'ai dû l'aimer, un jour... Et pourtant, il a tant représenté pour moi. Qu'en reste-t-il ? Rien. Rien du tout. Peut-être qu'on ne ressent plus les émotions, même de loin, de très loin, quand on a cessé d'aimer... Une sorte de vapeur qui nous échappe. Je ne me souviens plus de son odeur. Ni du goût de sa peau. Ni du frôlement de ses doigts sur ma paume. Je ne me souviens plus de rien. Je ne ressens plus rien.
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 02:25
Lire jusqu'à en tomber de fatigue. Lire à m'en faire péter les yeux. Lire à en avoir les mots emmêlés dans le regard, à embuer mes pupilles. Lire à en confondre les lignes. Une heure. Deux heures. Trois heures. Oublier où je suis et qui je suis. Oublier tout autour de moi. Voyager. Faire corps avec le texte. Rire. Pleurer. Lire à en finir complètement ivre de mots. Dévorer les histoires, les débuts, les fins, les styles. Retrouver ce plaisir. J'adore.
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 01:42
Mon cher Victor,

    
Bon, alors !!!! En cette belle journée d'été, j'ai pris une grande décision ! Ooooh ! Que tu es solennelle ! Aurais-tu un tambour et des trompettes ? Tu crois franchement que je me balade avec ça ? Je ne sais pas, on ne sait jamais... Pfff... Bon, ben alors tu peux toujours faire le bruit ? Faire le bruit ? Ben oui, fais des bruits de bouche ! Il ne manquait plus que ça... Tu ne peux pas tout bêtement dire ce que tu as à dire, comme tout le monde ? Evidemment, mais j'aurais voulu faire une grande annonce officielle, et pour l'atmosphère, les tambours et les trompettes, c'est quand même mieux ! Tu es à peine arrivée que tu me fatigues déjà... Viens en au fait !

Comme tu le sais, j'ai bénéficié d'
une grande opportunité. Oui, je sais. Eh bien, depuis ce jour-là, je songe sérieusement à l'éventualité de... Oui ? De... OUI ?! Ne t'échauffe pas, pense à ton coeur ! Je songe donc à l'éventualité d'ouvrir un nouveau blog ! Tu veux m'abandonner ? Non mais, j'aimerais voguer vers des horizons plus... Professionnels ! Professionnels ? C'est à dire ? Ne fais pas ton jaloux, s'il te plaît : tu vas comprendre que ce désir trouve des raisons tout à fait rationnelles ! Tu as juste envie de nouveauté, oui ! "Juste envie de nouveauté" ? Non, non ! J'adore mon vieil écrivain bougon et n'en changerai pour rien au monde ! Alors pourquoi ce brusque dédoublement ?

Parce que je m'apercevois que cela me dérange de plus en plus de mêler à nos conversation vie privée et vie professionnelle. Ah... Oui ! J'aime discuter avec toi, ne te vexe pas, mais il faut bien avouer que toi, ce que tu préfères, ce sont mes histoires d'amour, hein, ne te voile pas la face ! Insinuerais-tu que je me fiche de ta carrière d'institutrice ? Non, pas du tout ! Juste que tu es plus passionné par mes histoires de coeur que par mes histoires de craie ! Arrête ton cinéma, Mirabelle : le problème, c'est toi, pas moi ! Tu te sers de moi pour t'expliquer auprès de tes lecteurs, ce qui est très mesquin ! Bref. Laisse-moi développer un peu tout ça et tu verras que bientôt, tu ne seras plus fâché !

Quand "La Classe" m'a contactée pour participer à l'un de ses prochains hors-séries, j'étais excitée comme une puce, et tu imagines bien que je n'ai pas pu m'empêcher d'évoquer le sujet avec collègues et amis. Il a donc fallu que j'avoue l'existence du blog (très peu de mes proches étaient au courant...) et surtout, plus délicat, que je tente d'expliquer pourquoi je ne voulais pas leur communiquer l'adresse. Il m'est désagréable, par exemple, d'imaginer qu'un jour, des collègues pourraient tomber sur des articles relatant mes histoires d'amour, au milieu de posts plus sérieux sur le boulot, tout comme il est frustrant pour moi de ne pas pouvoir partager ma vision du métier, mes idées, mon travail, avec les instits que je cotoie dans la vraie vie. En résumé : tu éprouves le besoin de cloisonner un peu tout ça ! Voiiiilà ! Humm... Ca peut se comprendre, en effet.

Nous ne débattrons donc ensemble, à partir de maintenant, que de ma petite vie personnelle (et ô combien divertissante, tu en conviendras !), de mes coups de coeur et coups de gueule, de toutes ces petites et grandes choses qui peuvent entrer dans toutes les catégories de discussion possibles et imaginables... Hormis mon métier, bien évidemment ! D'accord. Cela va beaucoup se réduire, étant donné que tu es toujours très bavarde en ce qui concerne ta profession, mais je suppose, étant donné que tu n'as plus d'amoureux, que tu viendras me narrer tes nooombreuses conquêtes dès que tu en auras le temps ! Si conquêtes, il y a, bien sûr, ce dont je doute... La voilà qui recommence ! Tu m'avais pourtant surpris, ces derniers temps, avec des articles très... "Croqueuse d'homme" ! Là, c'est toi qui exagère ! J'ai juste accentué le côté "Mirabelle se lâche en vacances", ce qui est loin d'être pareil !

Bref. Venons en au point principal : je dois créer ce nouveau blog ! Et pour le créer il me faut... (c'est là que tu es sensé faire des bruits de bouche pour imiter les tambours et les trompettes !) Un dessinateur (ou une dessinatrice !) de talent pour m'aider à créer une atmosphère toute particulière à cette nouvelle aventure ! Quel genre d'ambiance cherches-tu ? Alors comme d'habitude, c'est très simple, tout en étant très compliqué ! Humm... Mais encore ? Je ne sais pas si tu as remarqué, mon Victor, mais j'aime employer, lorsque j'évoquer mon métier de maîtresse débutante, l'expression de "fauves" pour parler de mes élèves. Ne vois aucun mépris là-dedans, tu commences à bien me connaître, tu sais qu'en utilisant ce mot, je suis en fait pétrie de tendresse. Alors voilà, ça m'a donné une idée... Tends bien l'oreille ! (et vous aussi, très chers lecteurs...)

Pour ce nouveau blog, entièrement dédié à mon métier, je souhaite un site plein de couleurs et de gaieté, sur le thème du cirque (comme métaphore de l'école bien entendu). Un peu déjanté, évidemment, avec des élèves représentés sous forme de fauves (oui, je sais, je suis folle, mais pas tant que ça, et puis je n'invente rien, des gens très très célèbres l'ont fait avant moi, comme un certain Lafontaine !). Je voudrais des lionceaux pour représenter mes élèves, voire des tigrons, des bébés panthères, des bébés pumas, enfin des fauves "enfants", quoi ! En ce qui concerne le décor, mes attentes sont très larges, et j'espère de belles surprises dignes de la magie du cirque, incluant bien sûr toute ma belle panoplie de maîtresse ! Montre moi l'étendue de ton imagination, lecteur-dessinateur !

Alooors, s'il y a parmi vous, lecteurs, des dessinateurs intéressés, c'est tout simple : envoyez moi votre oeuvre avant le 1er septembre, et je choisirai celle qui me plaira le plus ! En sachant que je publierai sur le blog les cinq meilleures propositions qui m'auront été faites, sachant que bien sûr, la n°1 sera adoptée pour le blog ! (en espérant qu'il y en ait au moins cinq, bien sûr...)


Et comment on fait pour te les envoyer, ces propositions ?
On clique sur "contact", en bas de la page ! J'espère que tu auras de nombreux candidats, MIrabelle ! Moi aussi, je l'espère de tout coeur ! Sinon, je suis dans la m***e parce que je suis une quiche en dessin... A vos palettes, enfievrés du crayon !
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 03:43
Passer une journée monstrueusement belle. Epuisante, mais magnifique. Monter des cartons, encore des cartons, toujours des cartons. Retrouver mon nouvel appartement. Commencer à l'aimer. Y peindre mon histoire, par petites touches. Comprendre ce que signifie "se sentir chez soi". Apprivoiser cette nouvelle vie avec délice. Tomber sur un C.D qu'il m'avait offert et me dire, avec un sourire, que c'est la meilleure décision que j'ai jamais prise, ce déménagement. Depuis quelques jours, je me sens une autre femme. J'ai mûri, je crois, mais je ne cherche pas à le comprendre, ce qui est un exploit démesuré pour moi. Croiser un voisin (décidemment, je ne sais pas ce qui se passe avec les voisins en ce moment !) qui me sourit, le surprendre jeter un coup d'oeil à mon nom sur la boîte aux lettres. Me sentir bien et sereine. Me dire que la vie peut être belle et que la roue est en train de tourner, là, maintenant. Sentir, au plus profond de moi, qu'il ne me manque plus et que je suis réellement en train de me délivrer de lui. Etre libre d'admirer l'avenir, qui s'annonce plein d'extraordinaires possibilités. Réaliser que je n'ai jamais été aussi adulte qu'aujourd'hui. Et que c'est une force. Rien ni personne ne me résistera.
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 01:52
Mon cher Victor,

Nos conversations quant au couple sont-elles si noires que ça ?
Pourquoi cette question ? Alors ? Eh bien, je dirais que dans un premier temps, elles ne brillaient pas par leur... Hem... Joie de vivre... Mais depuis quelques semaines, on te sent plus positive, plus optimiste, il semblerait que tu reprennes confiance... Y aurait-il un homme là-dessous ? Ah ah ! Mystère et boule de gomme ! Tu aimerais bien le savoir, hein ? Petit galopin ! Mais pourquoi cette question ? Parce que quelqu'un a tapé : "il ne m'écoute pas quand il rentre du travail et moi, j'attends autre chose" et elle est tombée sur nous ! Pourquoi "elle" ? Parce que c'est une femme évidemment ! Et si c'était un homosexuel ? Effectivement, je n'avais pas songé à cette éventualité ! Bon, alors... Qu'est-ce que tu en dis ? J'en dis qu'on peut aussi te trouver en tapant "Princesse Pas Charmante", ce qui te va comme un gant ! Hiinnn hiiinn ! Très drôle !
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