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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 01:35
Mon cher Victor,


C'est drôle, la vie. Incohérent et drôle. Ce matin, je suis allée faire un tour par chez
, comme tous les jours. Son dernier post m'a fait penser à un petit quelque chose (oh, trois fois rien !) qui m'est arrivé vendredi après-midi... Dans l'ascenseur ! Je tiens d'abord à dire que ce n'est pas mon genre de fantasmer sur des situations impliquant des ascenseurs (quoi que !), que je n'ai rien vu venir et que cela n'en était que plus délicieux ! Raconte !

Je revenais de mes courses à M******x. Je ne sais pas pourquoi, il m'arrive toujours des trucs quand M******x est dans le coin. Bref. J'attendais mon ascenseur pour rentrer chez moi. Jusque là... Ca va !  Arrive alors un jeune homme que j'ai vu une ou deux fois et qui me fait toujours rire intérieurement.
Ah ah ! Oh, ne te frotte pas ainsi les mains, ce n'est pas DU TOUT ce que tu crois : c'est le genre de mec qui me fait rire pour le côté "Marlon Brandon"... La classe en moins ! Maiiis que tu es duuuuuuuuure, mon dieu ! Non, mais attends, il fallait le voir, mon Victor ! Très bling-bling, tu vois, avec chaîne énooorme, sourire Colgate, cheveux laqués, regard de braise, sans oublier le must, la chemise ouverte de quelques boutons sur le torse poilu. Humm... Bref. Ce n'est pas du tout mon genre. Oui, enfin, il y a quelques temps, tu disais que les genres ne voulaient rien dire ! Certes. Enfin là, quand même, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin !

Nous attendions donc tous les deux dans un silence qui me gênait. Aurais-tu surpris sur toi un regard sans équivoque pour être gênée à ce point-là ? J'en ai bien peur. Mais il a bien fallu monter dans l'ascenseur. Je n'ose imaginer la suite ! Cet ascenseur est minuscule, c'est vrai. Mais enfin normalement, on est sensé pouvoir tenir à deux sans se coller... Ce qui signifie qu'il t'a collée ? Oh, pas franchement, hein... Mais enfin tu sais comme ça se passe (euh, non tu ne sais pas...). D'habitude, dans les ascenseurs, les gens échangent quelques banalités sur les voisins, la météo, etc. Moi, ça me va tout à fait. En général, toujours, on ne se tient  pas face à face et on ne plonge pas ses yeux sans discontinuer dans ceux de son compagnon d'ascenseur. Ah... Est-ce à dire que... ? Mais oui ! Monsieur était à trois centimètres de moi, planté bien en face de ma petite personne, à me fixer d'un air gourmand de ses grands yeux bleus... Ah la la ! Les hommes ! Ce sont des prédateurs ! Avec ça, il m'adressait un sourire qui, je suppose, se voulait séduisant, sans jamais ô grand jamais me quitter des yeux... Nul besoin de lui demander à quoi il pensait, je l'ai compris tout de suite ! Et alors ? Et alors je ne sais pas ce qui m'a pris... J'ai fini par lui sourire aussi ! Mais tu m'as dit qu'il ne plaisait pas ?! Non, effectivement il ne me plaisait pas... Mais quand on nous regarde comme ça, on ne peut pas être insensible ! Et j'avoue que cela faisait très très longtemps qu'on ne m'avait pas regardée ainsi... Ceci explique cela !

Et puis il faut bien un moment où l'ascenseur s'arrête, et il se trouve qu'il descendait avant moi. Il a pris un ton suaaave : "Bonne journée Mademoiselle !". Moi, amusée et polie : "Bonne journée ! Au revoir !". Et voilà la porte qui se referme. Chacun a repris son chemin, je suis rentrée chez moi le sourire aux lèvres comme s'il m'était arrivé quelque chose d'extraordinaire. Alors que bon, il y a juste eu un regard plus que révélateur, un sourire et un "bonne journée mademoiselle" : pas de quoi se taper la tête contre les murs en somme ! Non, effectivement... Mais c'est toujours agréable ! En fait, j'ai l'impression que quand on sort d'une déception sentimentale, on redécouvre les joies de plaire et c'est merveilleux parce qu'on ne s'en croyait plus digne... Attention tout de même à ne pas fauter avec le premier venu pour te rassurer ! Aucun risque. Je veux juste... Juste quoi ? Me sentir vivante.
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Published by Mirabelle - dans Positif - Négatif
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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 01:40
Mon cher Victor,


L'amour, c'est comme le loto Tu connais le Loto, Victor ? C'est cet attrape-nigaud qui vous fait miroiter une cagnotte de rêve ? Humm... C'est à peu près ça ! Tu vois la grille que j'ai choisie en illustration de cette conversation ? Oui. Eh bien dis-toi que c'est la grille de l'Amooour. Il y a tout un tas de numéros. A toi de choisir les numéros qui te plaisent. Bien souvent, c'est une question de feeling : on les sent ou on ne les sent pas ! Après, ça ne veut pas dire qu'il faut se fier à son instinct, n'est-ce pas  ! Oui, on peut toujours avoir  de mauvaises  surprises...

Donc, on choisit ses numéros. En espérant que ce soit les bons. L'amour, comme le loto, c'est l'espoir que ça marche : on sait qu'il y a le hasard, le facteur chance, qui jouent un rôle primordial... Mais quand même, on ne peut pas s'empêcher d'y croire : et si cela tombait sur moi ? Alors on tente sa chance. On s'y voit déjà, avec les millions, la baraque, tout comme on se voit avec le chéri, les gamins (la maison ça marche aussi, tiens !)... Il y a toujours un doute, la crainte de se tromper, mais tant que le tirage n'est pas fait, on se dit qu'il n'y a pas de raison pour que ça échoue ! Surtout si on y croit...

Tout est une question de combinaison.
Si on a les numéros, c'est le jackpot. Parfois, il y en a juste un qui fait défaut. Et on se dit qu'on est passé pas loin du bonheur... Parfois, il en manque plus, voire beaucoup plus, et quand le tirage est fait, on n'a pas vraiment de regrets, on pense que ce n'était pas le bon ou la bonne, et puis on passe son chemin aussi rapidement qu'il nous avait fallu de temps pour cocher les numéros. Et puis, il y a d'autres fois (et c'est beaucoup plus vicieux !), où le tirage met tellement de temps à se faire que notre jugement est altéré. Au début, on se disait bien qu'on avait pas les bons numéros, mais on s'y attache quand même, à ces numéros là, même si on est conscient, au fond, qu'ils ne sont pas très assortis aux nôtres. Et quand on s'attache, c'est bien connu, on n'est plus très objectif, ce qui fait qu'on perd le sens des réalités et que l'on peut être amené à se mentir à soi-même, au point d'être persuadé qu'on a tiré le gros lot, et qu'on aura bientôt baraque et gamins ! Et puis un jour, le tirage a lieu. On a aucun des numéros... On se dit qu'on a été bien bête d'espérer que ça marche. Alors on déchire la grille.

Mais bon, quand même... L'espoir que ça marche, c'était beau, on en a fait des projets ! Et rien que d'imaginer qu'on aurait pu avoir baraque et gamins, ça nous rendait heureux ! Et même après le tirage, même après la désillusion, il y a encore une petite partie de nous qui se dit que, même si on a perdu, on aura quand même bien rêvé... Et que pour tout ce qu'on a cru, cela valait le coup de prendre le risque de perdre... Parce que l'essentiel c'est de participer, et que l'on sait que le jeu reprendra le pas un jour ou l'autre, et que tout recommencera, et qu'on espérera de nouveau miser sur les bons numéros, parce que c'est comme ça, c'est l'adrénaline du hasard, même si on y laisse de l'argent... Ou des plumes.
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 01:04
Mon cher Victor,
 
Hier soir, j'ai eu une discussion fort intéressante avec quelqu'un (oui, cette fois, c'est bien toi !) qui... Avec moi ? Hier soir ? Non, pas avec toi. Avec quelqu'un d'autre, qui lira sans doute ces lignes. Qui donc ? Je ne peux pas te le dire, c'est mon petit secret ! Pfff... Tu n'es pas drôle ! Mais je n'insiste pas. Sur quoi portait cette conversation ? J'ai le droit de le savoir, ça, au moins ? Nous parlions du bonheur. Vaste sujet !

Je lui disais que je n'avais sans doute pas une nature au bonheur. Tout de suite les grands mots ! Non mais c'est vrai ! Tu sais comment je suis ! Je me pose toujours tout un tas de questions sur la vie, l'amour, mes relations aux autres... Quitte parfois à gâcher ces dernières ! Oui, c'est vrai. Je m'en rends compte aujourd'hui. Je n'ai pas su profiter d'instants parfaits, ou plutôt, qui auraient pu l'être si je n'avais pas à tout prix cherché à les comprendre. Toujours ta foutue tendance à tout analyser ! Qu'est-ce que tu veux, je ne vais pas me refaire ! Je ne dirais pas que j'ai connu le bonheur, mais j'ai connu des moments magiques  qui ne m'ont pas tourné la tête alors que j'aurais dû les laisser m'enivrer. Je sais que l'éternité n'existe pas en amour, mais il existe des minutes, dans la vie, où on la touche du bout des doigts, où on la frôle. Il faut savoir les reconnaître, les respecter, et les respecter assez pour les laisser prendre toute leur place. Je ne sais pas faire ça.

Tu peux sans doute rectifier un peu le tir, quand même ! Si tu es capable de prendre du recul par rapport à cela, sans doute seras-tu également capable de modifier quelque peu ton attitude ! Oui, certainement. Il est vrai que ma déconfiture avec Johan doit y être pour beaucoup... Et je sais que j'essaierai, avec le prochain homme de ma vie, de m'en souvenir, afin de ne rien gâcher des instants précieux que je serai amenée à vivre. Profiter. Pendant que je peux. Oui, parce que ce n'est pas une fois que l'autre est parti que l'on peut commencer à en profiter ! Au fond, une rupture, ça sert à ça... A quoi ? A prendre conscience de ses défauts, à essayer de les rectifier. Attention, je ne pense pas que tu parviendras pour autant à t'ancrer complètement dans le présent ! Je crois malheureusement que quand on a une nature comme la tienne, on ne change pas. D'ailleurs, peut-on jamais vraiment changer ? J'imagine que non.

Bref. Tout ça pour dire, mon petit Victor, que je tente aujourd'hui d'envisager la vie avec plus de sérénité. De profiter des petits plaisirs qu'elle m'offre. Et j'y parviens mieux que ce que je pensais. Ca me réjouit. Car cela signifie que la grande claque que m'a administré Johan n'aura pas servi à rien, et m'aura permis de prendre conscience de tout un tas de choses qu'il ne m'aurait pas été permis de réaliser sans cette rupture. Je serais sans doute restée dans mon petit bonheur éternellement insatisfait. Ah, parce que maintenant, tu admets que tu étais insatisfaite ? Oui ! C'est bien, c'est bien... On avance ! N'est-ce pas ? Je ne suis pas mécontente de moi ! Je comprends de mieux en mieux l'expression "travailler sur soi-même". Cela demande beaucoup de temps. Il m'en faudra sans doute beaucoup, encore, mais c'est nécessaire. Avoir rompu me permet de mieux me connaître. De comprendre mes travers. Ou du moins quelques uns... Parce que tu en as un sacré paquet ! Merci, Victor, encourage moi !
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 01:55
Mon cher Victor,
 
J'ai aujourd'hui la preuve qu'il existe sur cette terre des garçons intelligents, cultivés, sensibles, réfléchis ! Ah ? Ca existe encore, cette espèce là ? Je croyais être le dernier ! Oui, ça existe encore. Et donc ? Et donc rien du tout.  Je me demande lequel, dans cette espèce en voie d'extinction, s'apercevra que moi, Mirabelle, je suis intelligente, cultivée, sensible, réfléchie... Oh, il y en aura bien un... Un jour ! Le problème, c'est que mon champ de recherche est très restreint et se limite à mon département... Si tu soutiens avoir la preuve qu'ils existent, c'est que tu en as trouvés ! Oui mais... Pas dans mon département ! Ma pauvre Mirabelle, tu es d'un compliqué... Oui, je sais. Il paraît que c'est ce qui fait mon charme... Mais dis-moi... Il manque une précision cruciale dans ce que tu viens de dire... Ces hommes là, intelligents, cultivés, sensibles, réfléchis et patati et patata... Ils sont célibataires ? Euuuuh... Voilààààà ! C'est là que ça cloche ! Tu n'as plus qu'à te convertir en voleuse d'homme ! Ah ça, jamais de la vie !

Dis moi... L'image jointe à notre conversation, c'est ce que tu attends ?
Eh bien... Parce qu'autant te le dire tout de suite : si tu veux qu'un homme t'offre le monde, tu peux toujours courir après lui, il courra plus vite que toi ! Meeeuh non ! Je ne veux pas qu'on m'offre le monde ! Et puis qu'est-ce que j'en ferai du monde de toute façon ? Non, je voudrais juste quelqu'un qui soit OUVERT au monde, qui en ait une vision, quelqu'un avec qui je puisse parler pendant des heures de littérature ou de musique, quelqu'un avec qui que je pourrai discuter de la vie... Je ne veux pas quelqu'un qui m'offrirait le monde, juste quelqu'un qui m'aimerait assez, et assez bien, pour m'empêcher de me perdre moi-même... C'est tout de même un programme très ambitieux, et je doute qu'un tel homme existe quelque part ! Et encore moins dans ton département, évidemment... Merci de m'encourager, mon Victor, j'apprécie !

Non mais il faut arrêter de te raconter des histoires ! Si tu veux un homme qui t'ouvre sur le monde, il te faut toi aussi te bouger un petit peu et ne pas rester les fesses sur ton fauteuil, comme la femme de l'illustration ! L'amour, je pensais que tu l'avais compris, c'est un partage ! Et l'homme qui se met à genoux en portant le monde pour l'offrir à sa bien-aimée, ça tient encore du mythe du prince charmant qui vient délivrer la pauvre princesse à l'écart de tout, la pauvre princesse qu'il faut faire s'épanouir, comme si elle n'avait pas d'existence propre avant son arrivée ! Les femmes ont autant à apporter aux hommes que le contraire, et si vous pensez, vous toutes, que votre âme soeur vous tombera tout cru dans le bec, comme ça, juste en attendant que ça se passe, vous vous mettez le doigt dans l'oeil ! Ca ne se passe JAMAIS comme ça ! Avant d'être "l'objet qu'un homme viendra aimer", tu es une femme, tu as ton identité, ton fonctionnement, tes expériences, ton histoire ! Alors arrête de rêver aux contes de fée... Mais... Je ne rêve plus aux contes de fée ! Laisse-moi rire ! Petite menteuse, va !

Le début de notre conversation prouve que tu n'as en tête que tes propres exigences. Mais est-ce que toi, tu satisferais les exigences d'un homme, tu te l'es déjà demandé ? Oui, évidemment... Mais tu n'en parles pas ! Alors commence par en parler, un peu, et on verra après ! Tu devrais pourtant abandonner tes rêves stupides, qui ne te mèneront à rien d'autre que la déception ! Regarde, tu pensais que Johan serait toujours là, tu le percevais comme ton prince,
capable de traverser la Manche pour venir te retrouver chez les Anglais, et résultat il s'est barré avec une autre ! Il faut te réveiller, ma belle ! Mais je suis déjà très réveillée, même si le réveil a été difficile... Tu as bouffé du lion, aujourd'hui, Victor, ou quoi ? Non, c'est juste que tu m'agaces ! Commence déjà par accepter les faiblesses des hommes, par le leur pardonner, par les accepter tels qu'ils sont, et on verra après ! Cultivés, sensibles, intelligents, réfléchis... Je t'en ficherais, moi !
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 01:22
Mon cher Victor,

 


Dimanche, j'ai passé tout mon après-midi à mettre des babioles en carton, à décrocher des photos, retrouvant les murs de mon futur ex-futur appartement immaculés de blanc. Je pensais que ce serait difficile. Or, "difficile" n'est vraiment pas le mot. Ce fut dur dur, donc ? Ah non... Beaucoup plus aisé que je ne l'aurais cru !

J'aime profondément cet appartement. C'était mon premier, et tout le monde le sait, les premiers, on ne les oublie jamais tout à fait. Pourtant, je n'y suis pas restée longtemps. Mais c'est là que j'ai découvert l'indépendance, la liberté, et comme on me l'avait annoncé plusieurs fois, je ne peux maintenant plus m'en passer. Vivre seule m'a fait grandir. Relativiser certaines choses. Voler de mes propres ailes. Je vais poursuivre ma route à L., me construire de nouveaux repères, continuer ma route. Sereinement.

Ce qui est bien, dans les déménagements, c'est qu'on fait le tri. J'ai enlevé des photos de personnes que je croyais être mes amis et qui ne le sont plus, je me suis séparée de vêtements qui dataient de Matusalem, j'ai jeté des peluches qui me gênaient... Du vide, du vide, du vide ! Et... De l'air, de l'air, de l'air ! J'ai donc pu admirer mes murs blancs comme neige, tels que je les avais trouvé en arrivant ici. Cela m'a fait un drôle d'effet, parce que c'était hier, et qu'il s'est passé tout un tas de choses depuis, plus ou moins positives. J'ai eu mon permis de conduire (youpiii), me suis fait remplacée en une semaine par la personne que j'aimais le plus au monde (j'ai bien dit "aimais", hein, et rien que d'employer l'imparfait, j'en ai le sourire aux lèvres !), j'ai découvert que des amis pouvaient m'envisager comme bien plus que des amis, j'ai rencontré des collègues formidables, des gamins géniaux... Au fond, l'année n'aura pas été si terrible, et cet appartement reflète un mélange de tout ça... C'est là que je me suis écroulée le jour où j'ai appris qu'il avait quelqu'un d'autre, là où j'ai su, au petit matin, que quelqu'un d'autre m'aimait passionnément... C'est dingue comme on associe des lieux à certaines émotions... C'est dans cet appartement que je me suis vue autrement dans le miroir, et ça, ça n'a pas de prix...

Oui, vraiment, je l'adorais, cet appartement. Et j'avoue que cela m'a fait tout drôle d'accueillir des inconnus chez moi, de leur présenter ma chambre, le balcon, la cuisine, la salle de bain, le salon... De leur dire combien j'étais bien ici. Comme si, tout en étant chez moi, je n'étais plus chez moi. Voir leurs mines émerveillées ("Ooooh !!!! Il est bien !!!"), me revoir moi quand je l'ai visité pour la première fois... Pleine d'espoir, toute excitée à l'idée d'acheter des meubles... J'en souris aujourd'hui... Dans dix jours, j'aurais déménagé. J'ai hâte.

Tout à l'heure, en transportant des cartons, j'ai regardé les murs, tout blancs. Bon, d'accord, il y a quelques trous, à cause des cadres et c'est autant de souvenirs. Mais je me dis que c'est ce qui m'attend. Un appartement vierge. Où je ferai ma vie. Une vie à moi seule. En plus, il est trop beau... Je vais être bien, dans mon nouveau chez moi... Du blanc, du blanc, du blanc, du blanc...
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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 01:27
Mon cher Victor,
Vendredi soir, après une journée éreintante (j'ai collé du papier peint sans m'arrêter !) c'était fiesta dans un célèbre bar dansant de ma petite ville. Ah ah ! En galante compagnie ? Oui et non ! Avec une amie de longue date (la maternelle, tu te rends compte !) , nous
avons commencé par aller boire un verre dans un bar pour terminer à danser comme deux petites folles jusqu'à 4 h du matin. Profite de ta jeunesse ! Cueille dès aujourd'hui les roses de la vie, ne te prive pas ! Je suis rentrée chez moi ravie, heureuse, bien dans ma peau. Raconte moi tout ça ! Je veux des détails ! Des détails ! Des détails ! Et croustillants, si possible...

Je me suis fait draguer sept fois. J'ai compté. Je n'en revenais d'ailleurs pas moi-même. Petite prétentieuse ! Attaaaaaaa, je ne suis pas prétentieuse, je constate ! Humm... Tu te vantes, oui ! Meeeeuh non ! C'est juste que cela m'a rassurée sur ma capacité à séduire ! Hummm... Enfin tout de même, je trouve que depuis quelques temps, tu es bien sûre de toi ! Où est la Mirabelle torturée que j'affectionnais ? Elle n'existe plus. Oui, je vois ça... Enfin, si tu t'épanouis, hein, c'est le principal ! Allez, vas-y, poursuis la narration de tes conquêtes !

En fait, vendredi soir, je me suis rendu compte que j'étais capable de "me lâcher". Hummm... J'ai dansé sans me soucier du regard des autres. Sans avoir honte de moi-même et de mon corps. Même, je me sentais belle et bien, fait exceptionnel chez moi. Je sentais les yeux des hommes sur moi et j'avoue que je n'ai pas trouvé ça désagréable du tout... Au contraire ! A un moment, je me suis retrouvée seule à danser au milieu d'un groupe de mecs, je n'ai pas compris comment ! Tu me fais peur... Ne t'en fais pas ! C'était très "innocent" ! J'ai du mal à te croire... Tu n'es pas dans la tête des hommes, Mirabelle ! Crois-moi, ils ne font jamais rien d'innocent, j'en sais quelque chose : je fais partie de l'espèce ! Je contrôlais parfaitement la situation ! C'est juste que cela ne m'était jamais arrivé. Jamais, jamais, jamais ! Moi, j'étais le genre timide, tu vois... En fait, tu ne t'es pas reconnue ? Tu t'es étonnée toi-même ? Voilààà, c'est ça ! Je me voyais dans la glace. J'avais l'air à l'aise et épanouie. En dansant, j'avais des gestes amples, j'osais me déhancher comme jamais !  Je m'aperçois que je deviens bien avec moi-même. Confiante. Ca doit être grâce à l
ui. J'entends encore ses paroles. On ne m'avait jamais parlé comme ça... Oui, tu l'avais déjà dit dans une de nos conversations ! Excuse-moi, je me répète ! Aucune importance... Ce n'est ni la première ni la dernière fois !

J'ai longtemps pensé, après ma rupture avec Johan, que je revenais au point de départ. Qu'il me fallait tout recommencer. Or, c'est faux. Evidemment  ! Quand je l'ai connu, je ne connaissais quasiment rien de l'amour. Je ne pensais pas qu'on pourrait m'aimer plus de trois semaines. Il l'a fait. La fin de notre histoire, c'est autre chose, et tu sais ce que j'en pense, je ne vais pas revenir là-dessus, mais il m'a permis de grandir, même si ce fut douloureux. Vendredi, alors que je me laissais emporter dans une chorégraphie endiablée sur l'air de "Marcia Baila" des Rita Mitsouko, je me suis rendu compte que j'avais du PLAISIR à être célibataire. Retrouver le jeu de la séduction, les oeillades, tous ces petits riens qui font le charme des soirées de danse, illuminées par les spots et charnelles de sueur... Je crois que c'est la première fois que j'en arrivais à penser de la sorte... Je me sentais jeune et libre... Si libre... Au fond, c'est un euphorisant, la liberté ! Et il en va de même pour la jeunesse...

Au bar, j'ai parlé à un serveur. Oui, j'imagine bien ! Quoi de plus normal pour commander la boisson ? Mais je le connaissais, moi ! Il était avec moi en sixième ! Eh bien dis moi, c'est le temps des retrouvailles ! Si on veut... Enfin, il a quand même fallu que je me présente, parce que le bougre ne m'avait pas reconnue ! Quand j'ai dit mon nom, il m'a regardée avec de grands yeux et s'est exclamé :

"Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! T'as trop changéééééé !"

Evidemment, j'ai préféré prendre ça comme un compliment ! Comment ça ? Tu aurais pu le prendre en critique ? Ben écoute ! Pour la gamine que j'étais en sixième, c'est super décevant, tu vois ce que je veux dire ! Oui, je vois... Enfin, le principal, c'est ce que tu es devenue aujourd'hui, n'est-ce pas ? Oui. L'important, c'est le présent.
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 01:59
Mon cher Victor,
 

Juste une petite apparition, aujourd'hui, histoire de boire un thé avec toi et de te dire que tout va bien. Aaah ! C'est si rare d'entendre des paroles si positives de ta bouche ! Tu n'as pas un magnétophone, que je t'enregistre ? Coquin ! Non, vraiment, je t'assure, tout va bien... Alors touchons du bois !

Tu sais, c'est drôle, je m'aperçois que j'ai beaucoup changé. Dans quel sens ? Depuis quelques semaines, il me semble que je m'ouvre aux autres d'une manière incroyable. Tant mieux, tant mieux... Pourvu que ça dure ! Je réfléchis beaucoup, aussi, mais sans resasser. Sans regretter. Ca, c'est très important ! Et cela montre que tu as évolué ! Je m'aperçois qu'aujourd'hui, je profite bien plus de la vie qu'à l'époque où j'étais avec lui. Cet homme a  occupé quatre ans sur ma route. C'est long, quatre ans, surtout quand tout se casse la gueule sans prévenir, surtout quand le procédé est dégueulasse. Mais au fond, je me dis que c'est peut être cette trahison qui me permet d'aller bien aujourd'hui. La vie a sans doute voulu t'administrer un joli coup sur le carafon pour te forcer à réaliser que tu faisais fausse route avec ce garçon !

Bizarrement, je crois que je n'ai jamais aussi peu regardé en arrière qu'aujourd'hui. Je sais que cette vie avec lui a existé mais elle me semble tellement lointaine, déjà, au point de me demander si tout ça, c'était vrai. J'ai l'impression de me réveiller d'un songe partagé entre le rêve et le cauchemar. Le rêve pour les débuts, bien sûr, et le cauchemar pour la fin. Il ne fait plus partie de ma vie et je ne nourris plus mes instants de tous les jours des souvenirs vécus ensemble. C'est étrange, mais c'est comme s'il n'existait plus. Comme si son existence s'était figée le jour où j'ai compris. Savoir ce qu'il fait ne m'intéresse pas. Savoir avec qui il est ne m'intéresse pas. Savoir où il est ne m'intéresse pas. Je sais que je n'aurai jamais de réponse à mes questions alors... J'ai cessé de m'en poser. Je crois qu'au bout du compte, j'ai arrêté de me faire du mal, et de me flageller pour une fin dont je ne suis pas responsable. Je sais aujourd'hui que tout cela n'était pas de ma faute. Et que j'ai fait tout ce que je pouvais pour y croire jusqu'au bout.

Pourtant, ma vie n'a pas fondamentalement changé depuis ce mercredi après-midi où j'ai compris la vérité sur lui. J'ai toujours les mêmes amis, les mêmes fréquentations, les mêmes activités... J'ai juste l'impression d'observer ma vie d'un oeil nouveau, de m'ouvrir aux rencontres, d'accepter les compliments, d'aller plus facilement vers les autres... Je profite des petits bonheurs que m'offre la vie au quotidien et je me rends compte, chaque jour, que ma route, si elle est pleine d'ornières, me donne aussi à voir de jolis paysages. Je m'aperçois que je suis forte, plus forte que je ne pensais, et cela me remplit d'une fierté dont je ne me  serais jamais crue capable envers moi-même. J'ai une nouvelle vie qui m'attend, et cela me rend profondément sereine d'écrire sur une belle page toute blanche. Je me sens prête. Je n'ai pas peur. Je vais bien.
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 01:06
Mon cher Victor,


 Te souviens-tu de la conversation où je t'avais parlé de
cette grande découverte ? Oui, évidemment : tu étais excitée comme une puce ! Bon. Alors il est grand temps que j'évoque un truc hyper méga génial, dans le même genre que cette apparition sur le site de "La Classe" ! Tiens donc... Je suis tout ouie ! En gros, tout s'est déclanché grâce à ce fameux lien, je crois... Cela m'avait déjà procuré un plaisir immense mais je m'attendais encore moins à ce qui allait venir...

C'était il y a déjà deux mois, alors que je traversais
une période très difficile. Je reçois un mail. C'est un journaliste travaillant pour la revue "La Classe". Tiens toi bien, il me propose d'écrire sur différents thèmes en vue de contribuer à un hors série spécial PE2. Ooooooooooooooooooooh !!! Mais c'est merveilleux ! Je suis bien d'accord. Je me suis donc mise au travail, dans l'euphorie la plus totale. Ca tombait à pic, cette proposition, ça a dû t'aider à reprendre confiance en toi ! Oh que oui... Je ne dévoilerai pas les sujets à traiter (suspense, suspense !), je t'offrirai le hors-série quand il paraîtra, c'est à dire au mois de décembre ! C'est encore loin, je vais manquer de patience ! Pour moi aussi, ça va être long...

Toute la journée, après lecture de ce mail providentiel, j'ai souri bêtement. J'avais l'air fine tu peux me croire.  J'étais totalement émerveillée : pourquoi MOI plutôt que quelqu'un d'autre ? Parce qu'ils ont aimé ton blog, sans doute ! Oui, mais je ne suis pas le seul blog d'instit'. C'est ça qui me fascine : il y a de nombreux blogs d'enseignants du primaire que je trouve bien conçus, bien écrits, et c'est MOI qu'on a choisi. J'avais l'impression que le ciel m'envoyait un signal : "Accroche-toi, ma fille, je te fais traverser de sales moments mais tu vois, je te montre qu'il y a de belles surprises qui t'attendent encore quelque part !". Et ça m'a donné une pêche monstrueuse ! Je me suis jetée dans le projet à corps perdu, partagée entre la joie d'être publiée dans cette célèbre revue pédagogique et la crainte de voir mes textes refusés. Je te reconnais bien là, tiens !

Donc voilà... Je me disais qu'il était temps d'en parler. Pourquoi ne pas avoir abordé le sujet plus tôt ?! Par superstition je crois. Je craignais qu'on ne me dise : "Ah ben non, finalement, ce que vous écrivez ne correspond pas du tout à ce que nous recherchons, on annule !". Pfff... Tu es bêêête ! Enfin, aujourd'hui, tous mes textes ont été acceptés et je ressens comme une sorte d'impatience très très puérile à l'idée de la publication. Je suis content pour toi, ma petite Mirabelle ! Ah oui, vraiment très content !

Est-ce que tu te rends compte, mon Victor ? On va me liiiiire ! Oui mais enfin, tu sais, c'est déjà le cas avec le blog... Oui, mais ce n'est pas pareil ! Là, ce sera une revue papier ! On lira mes lignes noir sur blanc, et ça change tout ! J'ai toujours eu une préférence pour le papier, tu le sais bien... Je tiendrai un exemplaire de ce hors-série entre mes doigts, un hors-série spécial PE2, comme je le disais... J'ai dû écrire sur des thèmes qui me tiennent à coeur et qui j'espère, feront s'interroger les stagiaires autant qu'ils les feront rire ! Nous verrons bien... Nous ferons un petit sondage parmi les blogueurs qui l'auront lu, si tu veux, cela peut être amusant !
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 01:13
C'est de glousser comme une collègienne en regardant passer les mecs dans la rue, assise à une terrasse de café avec ma bande de copines, tard le soir. C'est de retrouver l'appétit de la séduction, de sourire à des inconnus. C'est de me sentir légère, tout simplement.
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 01:06
Mon cher Victor,
 
Comment se fait-il que tu sois encore là ? Tu ne pars pas en vacances cette année ? C'est drôle que tu me parles de ça, car c'est justement mes vacaaaances que je comptais aborder avec toi ! Tiens tiens... Alors, qu'as-tu prévu au programme ? Attention, ce seront des vacances de rêve !!! Tu pars sous les cocotiers ? Non, dans les vignes ! Cette année, direction le Bordelais !!! Ah, c'est joli, le Bordelais... Et puis c'est un autre temps que ta Normandie ! Tu l'as dit, bouffi ! Je ne suis pas bouffi... Tu n'as pas le mot pour rire, aujourd'hui ! Bref. Tu  pars toute seule ? Oui... Et non ! C'est à dire ? C'est à dire que je vais retrouver quelqu'un là-bas ! Qui cela ? Ah ah ! Suspense ! Tu ne sauras cela qu'à la fin de notre conversation !

Mes vacances sont bien occupées, et je crois bien que c'est la première année que ça m'arrive. Entre le déménagement, mes vacances dans le Bordelais, mon séjour à D********d, les copines, les copains (!!!), la famille, la préparation de la classe, j'avoue que je n'ai pas une minute à moi ! Tu n'as pas le temps de souffler ? Non ! Eh bien c'est parfait ! Tu es jeune, tu peux te permettre ! Alors, explique moi ce séjour ! Quand est-ce que tu pars ? Eh bien pour l'instant, aucune date n'est vraiment fixée... Je sais, tu vas te dire que je manque d'organisation mais c'est super compliqué avec le... Déménagement, oui, on sait ! Voilaaaa !

Bon. En fait, comme disent les jeunes, c'est un truc de fou. Je ne connais pas la personne que je vais retrouver dans le Bordelais. Pardon ?! Enfin si, je la connais, mais en même temps, je ne la connais pas. Ca nous a pris comme ça. De la folie pure. "Tiens, et si tu venais passer tes vacances chez moi ?". J'ai trouvé l'idée très séduisante, surtout que nous avons beaucoup de points de communs, des passions similaires et que nous rions énormément ensemble virtuellement. Ah parce que c'est une relation virtuelle ? Oui... Une relation virtuelle qui passera donc, sous peu, au réel, si je comprends bien ? Oui. Le réel, c'est tellement mieux ! Pourtant, ce n'est pas du tout mon genre de faire ça. Je veux dire, tu me connais, je suis timide, pas très bien dans ma peau (enfin ça, c'est sérieusement en train de s'arranger...) et je ne suis pas une grande aventurière. Mais là... Une brise de nouveauté souffle sur ton visage et tu te laisses emporter par un flot d'aventure ! Eh eh... Pourquoi pas, après tout ? Bon, alors... C'est qui ? Ah ah ! Allons, Mirabelle, ne me fais pas languir plus longtemps ! Tu voudrais bien savoir, hein ? Evidemment ! Eh ben finalement, je ne vais rien te dire... J'adore te faire lanterner !
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