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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 01:19
Mon cher Victor,

 
Ce matin, en me levant, je me suis dit que je m'étais privée d'un plaisir tout particulier. Ah oui ? Et lequel ?Très récemment, je t'ai raconté mon dernier jour à l'école de C. mais j'ai omis un moment tout à fait agréable : le goûter !
Aaaaahh ! Comme dans de nombreuses classes, j'avais choisi de faire un petit goûter pour fêter la fin de l'année avec mes CE2-CM1. Et au lieu de faire ça dans la classe, nous avons fait cela sur la pelouse de l'école. On avait les verres, les assiettes en carton, les gâteaux, les bonbons, les boissons...

Il faisait beau. Les fourmis venaient chatouiller les pieds des gamins en sandales, d'où des crises d'hystérie collective. Certains étaient de service, prenant leur rôle très au sérieux. J'étais détendue. Eux aussi. Je sais qu'en théorie, cela n'a rien d'exceptionnel, ce que je raconte là. Beaucoup de maîtres et maîtresses (tous ?) font un goûter pour le dernier jour de classe. J'imagine que pour moi, c'était différent : mon premier goûter de maîtresse qui s'en va, mon premier départ d'instit' bien accrochée à ses élèves... Ils étaient tous serrés autour de moi, plus ou moins en rond. J'avais beau leur dire de s'écarter, que nous avions toute la pelouse pour nous tout seuls, ils étaient là, agglutinés autour de moi. Ou... Autour des bonbons ? Oui, peut être... Vas-y, casse moi mon rêve, Victor ! Bref. On était bien. On a parlé de tout et de rien. J'ai fait des plaisanteries. J'étais légère. Eux aussi. J'étais légère et heureuse, heureuse de partager ce moment avec eux, avec eux tous.

Nous nous sommes empiffrés de gâteaux et de bonbons, nous avons beaucoup ri. J'ai encore en tête leurs bouilles pleines de chocolat, leurs rires étouffés par le Coca-Cola, leur joie de vivre. Et puis il a fallu rentrer et faire les cartables, pour la dernière fois. Bonjour tristesse. Les remercier pour cette année passée avec eux, parce que je pense sincèrement que l'enrichissement va dans les deux sens. Ils m'auront beaucoup aidée, tous, à me faire rire quand j'avais envie de pleurer, dans les moments de doute. Ils n'en ont pas conscience, bien sûr, mais ils ont été mes tout premiers élèves, tous ces loulous... J'ai donné mon adresse à ceux qui la voulaient, c'est à dire qu'ils se sont tous précipités sur le papier de brouillon pour l'écrire, promettant que "Maîîîîtreeeeesse, je vais vous envoyer une carte de mes vacaaaaaaaances !". Sourire. Et puis il arrive un moment où il faut se dire au revoir. J'ai embrassé les plus demandeurs, caressé la tête des plus pudiques. Ils sont tous sortis. Derniers roulis des cartables, éclats de rire qui chantent. "C'est les vacaaaaaaaaaaaances !". Et puis il y avait ces mamans à la sortie, venues me remercier et me saluer. Me souhaiter bon courage pour cette nouvelle aventure brigadesque. "Vous lui avez beaucoup apporté, vous savez... Merci.". J'accepte les bouquets. J'ai l'impression d'avoir gagné le Tour de France ou je ne sais quelle compétition fleurie. Et puis plus personne. Le vide de la classe, les affiches à décrocher, mes affaires à rassembler. Blues. Inéluctable.

Mais ce n'est pas ça que je retiendrai. Au fond, les cartables qui s'éloignent, les casiers vides, la classe nue, c'est triste à pleurer, et je veux garder leurs sourires édentés, leurs visages barbouillés, leurs gargouillis de Coca-Cola... Oui, vraiment, c'était bien, ce goûter sur l'herbe.
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 01:08
C'est de chanter "La Chanson des Vieux Amants" accompagnée au piano, c'est de sentir et ressentir chaque note, chaque mot, chaque intonation. Me retrouver.
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 01:59
Mon cher Victor, Je suis en plein dans les cartons ! Tu déménages ?! Mais oui voyons ! Je t'en ai déjà parlé, souviens-toi ! Mais... Déjà ?! Mais oui ! Tu sais, cela demande beaucoup d'organisation ces choses-là ! Tu as l'air bien pressée ! Je l'avoue, oui... Tu as hâte de quitter ta petite ville pour aller t'enterrer à L. ?! Mais tu veux finir vieille fille ou quoi ?! Pfff... Bien sûr que non ! Tu as de ces questions !

Tout à l'heure, en faisant le tri dans le bazar de mon placard, je suis tombée sur une photo de lui. C'était l'été dernier. Il y a un an tout juste. Cela devait être la seule qui me restait. Je l'ai regardée, longuement. Le ciel bleu, son sourire... Je l'ai déchirée et mise à la poubelle. Au milieu de mes cartons, je me suis revue, pendant les vacances de la Toussaint. A tout déballer, à admirer la vue, à ne pas croire en ma chance, à m'exclamer que cet appartement serait pour nous une nouvelle vie... C'était il y a peu de temps, au fond. Les choses peuvent changer si vite... Je l'ai revu lui, en train de me construire ma bibliothèque, mon étagère à CD. Je l'ai revu rigoler parce que je n'arrivais pas à monter ma table I**A, je me suis revue moi revenir triomphalement parce que finalement, j'y étais parvenue, toute seule comme une grande, avec mes petites mains. On était descendu manger un sandwich en ville, j'avais l'impression de mener une vie de bohème, persuadée que le meilleur était devant nous... Ca, c'était le côté merveilleux... Moins drôle, je l'ai revu aussi faire la gueule parce qu'il n'y avait pas de place de parking, et gueuler après le simple vitrage. Il allait me faire payer un peu tous les jours le choix de cet appartement... Ca, c'était le côté nettement moins merveilleux. Alors effectivement, j'ai déchiré et jeté la photo.

Ce déménagement, je l'attends avec impatience. Je n'aurai aucun souvenir avec lui dans le nouvel appartement que j'ai trouvé dans la ville de L... Appartement qui, d'ailleurs, comme c'est amusant, a parking et double vitrage... Je pourrai me balader en centre-ville sans me dire "Tiens, c'est dans ce magasin que nous avions trouvé ses baskets", ni soupirer en passant devant le cinéma. Bien sûr, la ville de L., ce n'est pas très folichon : 20 % de chômage, beaucoup de personnes âgées, des bâtiments tristes, tristes, tristes... Mais là-bas, au moins, je ne craindrai pas de le croiser et ça, c'est inestimable. J'ai besoin d'un endroit où rien ne me rappelera sa présence, ni notre premier baiser, ni notre première fois, ni nos premières balades ensemble, ni rien qui lui ressemble, de près ou de loin. Je sais que je ne risque pas de le voir là-bas. Et c'est très bien ainsi. Parce que je fuis, et fuierai, toute occasion où nos chemins seraient susceptibles de se croiser à nouveau.

Cette nouvelle vie va m'aider. Je l'aborde en toute confiance car personne ne me connaîtra, et personne ne le connaîtra lui. Il n'y aura que moi. Moi, libre de me faire apprécier, libre de plaire, car je sais, grâce à une certaine personne que je remercie intérieurement tous les jours, que j'en suis capable. Grâce à lui, je me regarde autrement dans le miroir. Et j'évite de m'apesantir. Et je trace ma route. Ce qui fait que maintenant, quand je fais mes cartons, je ne pense plus à ces vacances de la Toussaint où j'arrivais, toute fraîche et pleine d'espoir, enthousiaste, fière de vivre ce nouvel élan avec lui. Non, je pense à sa tête de six pieds de long : "Yaaa pas de parkiiiiiing !" et à ses jérémiades : "Yaaaaaaaaaaa pas de double vitraaaaaaage !". Je pense à tous mes amis, à mes proches, qui avaient trouvé cet appartement absolument magnifique. Et à lui, aveugle, obsédé par les inconvénients, au point de me faire la gueule. Et plus j'y pense, plus je me dis qu'il ne devait déjà plus m'aimer beaucoup à l'époque pour rester bloqué là-dessus. Il aurait pu savourer cette nouvelle étape avec moi. Mais non. Il était déjà ailleurs. Au fond, j'étais déjà seule à l'époque... Sauf qu'aujourd'hui, c'est officiel.
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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 01:04
Mon cher Victor,

J'ai une surprise pour toi ! Une surprise ? Oui ! J'adore les surprises ! On nous a encore refilé un questionnaire ! Tu es content ? Hummm... Si on veut... Et qui me fait ce don chaaaarmant ? 
Eddie ! Ah... Elle n'a rien d'autre à faire de ses vacances, celle-là ? Ben si, elle apprivoise sa petite voiture... Ce n'est visiblement pas assez captivant pour qu'elle en soit arrivée à nous refourguer ce "paquet" vu et archivu... Ne serais-tu pas de mauvaise humeur ? Un peu... Il faut dire que je m'attendais à une surprise d'une autre envergure ! Tu en auras bientôt une autre, va, et une vraie !

Bref, venons-en au fait. Le but du jeu, comme à chaque questionnaire (on commence à connaître la rengaine : citer la personne qui nous fait l'amiiiiitié de nous taguer (et la mettre en lien) ; rappeler les règles du jeu (c'est ce que je fais en ce moment même !), répondre aux indiscrétions, puis rejeter le paquet sur d'autres victimes !!! C'est ça ? Euh... J'aurais dit les choses autrement mais... Oui, c'est ça ! On est parti ? On est parti !


1) Couleurs préférées : indubitablement le bleu et le noir. Même si j'essaie d'en changer car il n'y a que cela dans ma penderie...

2) Matières préférées : bon, il aurait quand même fallu préciser de quelle matière on parle mais j'imagine, vu qu'on cause chiffons pour la question 1, qu'il faut rester dans le domaine textile alors je réponds coton !

3) Odeur préférée : celle de Nougatine, qui sent naturellement bon, la veinarde !

4) Gourmandises préférées :
le chocolat noir (comme c'est original, ma chère !), le Crunch, les bonbons... Mais attention pas n'importe lesquels : les crocodiles et les bouteilles de Coca ! Ah oui et puis aussi les Kinder Délice...

5) Le style de ma décoration :
malheureusement, je ne suis pas sûre d'être parvenue à obtenir un style, mais j'y travaille, j'y travaille...

6) Ce que j'aime recevoir : de l'amoooour ! Que tu es fleur bleue, ma pauvre enfant... Naaaaaaaaan, c'était une blague ! Tu sais ce que je pense de l'amour en ce moment, mon Victor ! Plus sérieusement, j'aime recevoir de la papeterie, les petits carnets, les jolis stylos et puis, en mode plus "abstrait", des petits coups de fil d'amis qui n'appellent que pour prendre de mes nouvelles. Ca, j'adore !

7) Un aliment ou un produit que je n'aime pas du tout : les oeufs. Beurk !

8) Trois aliments préférés : le pain bien cuit, avec de belles croûtes bien grillées. Un bon pain se suffit à lui-même, ou éventuellement, accompagné d'un peu de beurre. La simplicité, ça peut être absolument divin ! Et puis aussi le fromage, le vrai, hein, pas du sous-plastique. Et enfin... Les radis ! Achetez en une botte et il n'y a plus rien en cinq minutes si je suis dans les parages !

9) Recette favorite : Le Boeuf Bourguignon ! Mais n'est valable que celui de ma maman, personne d'autre ne sait le faire...

10) Boisson de prédilection : le thééééééééé !

11) Le plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai pas encore fait :
Pfff... Vaste question... Il faut dire que je cuisine très rarement... Je passe !

12) Mon meilleur souvenir culinaire :
Au risque de me répéter... Le Boeuf Bourguignon de ma maman !!!

Bon, maintenant, taguons, taguons... Alors, vont me haïr :
la Rose Café et Petite Graine de Cerisier !
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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 01:38
Mon cher Victor,

J'ai rêvé de lui cette nuit. Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Ah... Réveil difficile, donc ? Réveil étrange, disons. Que se passait-il dans ce... Cauchemar ? Il me semblait qu'il était à côté de moi. Je pouvais presque le toucher. Décor de salle de bain. Lui en train de se raser. Torse nu. Et moi à côté, à lui demander pourquoi. Pourquoi m'avoir fait croire qu'il voulait nous donner une autre chance alors qu'il l'avait déjà rencontrée, pourquoi avoir passé la nuit avec moi en rentrant de ses petites vacances pour finalement m'annoncer, une semaine plus tard, qu'il avait quelqu'un d'autre. Pourquoi m'avoir menti ? Pourquoi avoir trahi ma confiance ? Pourquoi avoir sali, en l'espace de quelques jours, quatre ans d'une histoire que je chérissais ? Et il reconnaissait tout. Qu'il m'avait menti. Qu'il avait juste attendu de rencontrer quelqu'un d'autre avant de rompre pour de bon avec moi. Qu'il ne m'aimait plus depuis un petit bout de temps déjà. Que je n'étais qu'un lot de consolation en attendant de trouver mieux.
Cela fait plus de deux mois maintenant que je n'ai plus aucune nouvelle. Et c'est tant mieux. Je sais que je ne l'aime plus. Sa bassesse aura au moins eu le mérite de me faire ouvrir les yeux sur sa véritable nature. Mais je continue à m'interroger. Toujours ce besoin de comprendre... Il faut dire qu'effectivement, il ne t'a donné aucune explication, aucune excuse, rien... Mais tu cherches de la cohérence là où il n'y en a pas, malheureusement... Si l'amour était cohérent, cela se saurait... Pourtant, je vais mieux. Beaucoup mieux. Je prends soin de moi, je retrouve le goût de plaire. Tout ça, ce sont des progrès énormes, il faut t'y accrocher de toutes tes forces ! Oui... Et malgré cela, tu vois, il vient me hanter dans mes rêves. Il est toujours là. Avec tous ces maudits détails, sa peau, son odeur... Et c'est d'une telle réalité... Je déteste rêver de lui. Je voudrais que le temps passe. Plus vite. Quand vais-je l'oublier pour de bon ? Quand son souvenir me laissera-t-il en paix ? Laisse le temps au temps...
Je trouve ça d'une injustice monstrueuse. Pourquoi la vie fait-elle qu'il m'a effacée de sa vie d'un revers de main,  sans excuses, sans explication ? Pourquoi suis-je bien un jour, sûre de moi, sûre que tout ira bien, pour m'écrouler le lendemain parce que j'ai rêvé de lui ? Chaque jour, il me faut reconquérir mon équilibre. Je sais que je peux être joyeuse, gaie, légère, je sais que mes amies peuvent me dire : "Tu as l'air beaucoup mieux, Mirabelle !" ; je sais aussi que je peux me traîner la journée du lendemain, craindre de le croiser en ville, m'étouffer avec mes interrogations sans réponse. C'est tellement injuste... Je lui avais pardonné tant de choses. Par amour. Parce que j'étais persuadée que cela valait encore la peine de se battre. Et qu'est-ce que j'y ai gagné au bout du compte ? Rien. A part me faire rabaisser plus bas que terre, me sentir bonne mais conne, sans une once de respect, même pas pour ce que nous avons vécu. Et le temps passe vraiment trop lentement. Je voudrais être libre, libre d'aimer à nouveau, mais je n'en suis pas encore capable. Oui, tu dois d'abord ramasser les petits bouts de toi qu'il a fait voler en éclats, les reconstituer, tout doucement... Il faut être patiente, Mirabelle... Malheureusement, il n'y a rien d'autre à faire...
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Published by Mirabelle - dans L'Amour toujours
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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 01:49
Mon cher Victor,
 
Je ne t'ai pas encore raconté mon dernier jour de classe avec mes CE2-CM1. Aaaaaaaah ! Quand même !!!! Il me semblait bien que tu étais en vacances depuis déjà quelques temps !!! Minute papillon : ne t'attends pas à une description interminable, ni à une conversation intarissable : j'irai à l'essentiel ! C'est toi le maître à bord, de toute façon...

J'ai eu de nombreux cadeaux de la part de mes élèves. Je ne les ai pas comptés, mais je peux t'affirmer que le coffre de ma Twingo chérie était plein à craquer ! J'ai eu maintes et maintes fois la gorge serrée, j'ai distribué je ne sais combien de bisous, j'ai remercié les parents, serré des mains, ai reconnu qu'il était dommage de quitter cette école... Mais le plus émouvant, ce qui m'a le plus touchée, c'est un petit mot, un petit mot tout simple rédigé par les parents d'une élève de CM1 :

Bonjour,
Nous avons été très satisfaits de cette année de CM1 que vous avez réalisé avec Louisa. Ce fut pour vous un travail difficile mais vous avez redonné confiance à notre fille et nous vous en sommes très reconnaissants. Nous vous souhaitons bon courage et nous n'oublierons pas votre aide et soutien pour Louisa. Bonnes vacances. Encore merci.


Là, je peux te dire que les larmes me sont montées aux yeux et qu'il a été très compliqué pour moi de les contenir. Comme je te comprends ! J'ai revu toute cette année de T1 défiler dans mon esprit, les joies et les peines, les chagrins et les bonheurs, tout ce qui s'est cassé la gueule sans que je m'en aperçoive, tout ce travail, tout ce découragement, toutes ces frustrations, tout cet espoir. Cette année a été très difficile pour moi sur le plan personnel... Mais pas sur le plan professionnel ! J'ai eu, à l'école de C., les meilleures conditions qui soient pour débuter ma carrière dans la bonne humeur, tout était réuni pour me donner confiance en mes capacités de maîtresse. Il y a encore du boulot mais je suis déjà bien engagée sur le chemin de l'épanouissement professionnel. La petite Louisa est, je le crois très franchement, la seule gamine que j'ai réussi à "transformer". De petite fille timorée, timide, renfermée, elle est passée à joyeuse, impliquée, vive. Elle a fait d'énormes progrès, vraiment, aussi bien au niveau de l'attitude en classe que du travail, et je suis très fière d'elle. Alors quand je regarde en arrière, quand je vois tous les sacrifices que cela m'a demandé, tout ce qui s'est écroulé, je me dis que si c'était à refaire, eh bien vraiment, je referais tout pareil, et sans hésiter une seule seconde.
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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 01:47
Mon cher Victor,


Ca
y est, c'est arrivé, quelqu'un est amoureux de moi. La roue tourne ! Oui, la roue tourne. Tu n'as pas l'air spécialement réjouie ? Non. C'est le monde à l'envers, ça ! Non. Quelqu'un m'aime, c'est vrai, et les grandes déclarations d'amour, surtout quand elles vous sont adressées, ça fait toujours du bien, mais ce qui m'attriste, c'est que moi, je ne suis pas amoureuse. La vie est mal faite.
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Published by Mirabelle - dans L'Amour toujours
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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 01:17
Mon cher Victor,

Je serai remplaçante Brigade l'année prochaine, dans la ville de L.,  rattachée à une école classée ZEP, à une cinquantaine de bornes de chez moi. Déménagement. Nouvelle vie. Appréhension et soulagement.
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 01:33
C'est d'avoir vendredi soir, au retour de la classe-découverte, des parents qui viennent me serrer la main et me dire merci.
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 01:47
Ce matin, je me réveille sereine et pleine d'espoir. Les cloches de l'église viennent tinter dans mon salon. Le chat fait sa toilette sur le balcon. Je repense à la soirée d'hier soir où quelqu'un m'a aidée. Ce quelqu'un m'a dit des choses qu'on n'avait jamais dites à mon propos. Quelqu'un m'a dit de regarder autour de moi. Quelqu'un m'a montré que l'on pouvait me voir avec d'autres yeux que les miens, des yeux bien plus positifs. Hier soir, je me suis sentie belle parce que quelqu'un m'a dit que je l'étais. Quelqu'un m'a dit que j'avais la vie devant moi et m'a fait prendre conscience que mes oeillères étaient bien accrochées depuis ma rupture avec lui. Ce quelqu'un m'a aidé à les retirer, le temps d'une soirée. Hier soir, j'ai eu des surprises. De belles surprises. Ce matin, je me réveille sereine et pleine d'espoir. Les pigeons roucoulent sur les toits d'en face et le chat les observe avec gourmandise. Nous sommes dimanche et je suis bien dans mes baskets.
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