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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 01:04
Mon cher Victor,
 
Hier soir, j'ai eu une discussion fort intéressante avec quelqu'un (oui, cette fois, c'est bien toi !) qui... Avec moi ? Hier soir ? Non, pas avec toi. Avec quelqu'un d'autre, qui lira sans doute ces lignes. Qui donc ? Je ne peux pas te le dire, c'est mon petit secret ! Pfff... Tu n'es pas drôle ! Mais je n'insiste pas. Sur quoi portait cette conversation ? J'ai le droit de le savoir, ça, au moins ? Nous parlions du bonheur. Vaste sujet !

Je lui disais que je n'avais sans doute pas une nature au bonheur. Tout de suite les grands mots ! Non mais c'est vrai ! Tu sais comment je suis ! Je me pose toujours tout un tas de questions sur la vie, l'amour, mes relations aux autres... Quitte parfois à gâcher ces dernières ! Oui, c'est vrai. Je m'en rends compte aujourd'hui. Je n'ai pas su profiter d'instants parfaits, ou plutôt, qui auraient pu l'être si je n'avais pas à tout prix cherché à les comprendre. Toujours ta foutue tendance à tout analyser ! Qu'est-ce que tu veux, je ne vais pas me refaire ! Je ne dirais pas que j'ai connu le bonheur, mais j'ai connu des moments magiques  qui ne m'ont pas tourné la tête alors que j'aurais dû les laisser m'enivrer. Je sais que l'éternité n'existe pas en amour, mais il existe des minutes, dans la vie, où on la touche du bout des doigts, où on la frôle. Il faut savoir les reconnaître, les respecter, et les respecter assez pour les laisser prendre toute leur place. Je ne sais pas faire ça.

Tu peux sans doute rectifier un peu le tir, quand même ! Si tu es capable de prendre du recul par rapport à cela, sans doute seras-tu également capable de modifier quelque peu ton attitude ! Oui, certainement. Il est vrai que ma déconfiture avec Johan doit y être pour beaucoup... Et je sais que j'essaierai, avec le prochain homme de ma vie, de m'en souvenir, afin de ne rien gâcher des instants précieux que je serai amenée à vivre. Profiter. Pendant que je peux. Oui, parce que ce n'est pas une fois que l'autre est parti que l'on peut commencer à en profiter ! Au fond, une rupture, ça sert à ça... A quoi ? A prendre conscience de ses défauts, à essayer de les rectifier. Attention, je ne pense pas que tu parviendras pour autant à t'ancrer complètement dans le présent ! Je crois malheureusement que quand on a une nature comme la tienne, on ne change pas. D'ailleurs, peut-on jamais vraiment changer ? J'imagine que non.

Bref. Tout ça pour dire, mon petit Victor, que je tente aujourd'hui d'envisager la vie avec plus de sérénité. De profiter des petits plaisirs qu'elle m'offre. Et j'y parviens mieux que ce que je pensais. Ca me réjouit. Car cela signifie que la grande claque que m'a administré Johan n'aura pas servi à rien, et m'aura permis de prendre conscience de tout un tas de choses qu'il ne m'aurait pas été permis de réaliser sans cette rupture. Je serais sans doute restée dans mon petit bonheur éternellement insatisfait. Ah, parce que maintenant, tu admets que tu étais insatisfaite ? Oui ! C'est bien, c'est bien... On avance ! N'est-ce pas ? Je ne suis pas mécontente de moi ! Je comprends de mieux en mieux l'expression "travailler sur soi-même". Cela demande beaucoup de temps. Il m'en faudra sans doute beaucoup, encore, mais c'est nécessaire. Avoir rompu me permet de mieux me connaître. De comprendre mes travers. Ou du moins quelques uns... Parce que tu en as un sacré paquet ! Merci, Victor, encourage moi !
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 01:22
Mon cher Victor,

 


Dimanche, j'ai passé tout mon après-midi à mettre des babioles en carton, à décrocher des photos, retrouvant les murs de mon futur ex-futur appartement immaculés de blanc. Je pensais que ce serait difficile. Or, "difficile" n'est vraiment pas le mot. Ce fut dur dur, donc ? Ah non... Beaucoup plus aisé que je ne l'aurais cru !

J'aime profondément cet appartement. C'était mon premier, et tout le monde le sait, les premiers, on ne les oublie jamais tout à fait. Pourtant, je n'y suis pas restée longtemps. Mais c'est là que j'ai découvert l'indépendance, la liberté, et comme on me l'avait annoncé plusieurs fois, je ne peux maintenant plus m'en passer. Vivre seule m'a fait grandir. Relativiser certaines choses. Voler de mes propres ailes. Je vais poursuivre ma route à L., me construire de nouveaux repères, continuer ma route. Sereinement.

Ce qui est bien, dans les déménagements, c'est qu'on fait le tri. J'ai enlevé des photos de personnes que je croyais être mes amis et qui ne le sont plus, je me suis séparée de vêtements qui dataient de Matusalem, j'ai jeté des peluches qui me gênaient... Du vide, du vide, du vide ! Et... De l'air, de l'air, de l'air ! J'ai donc pu admirer mes murs blancs comme neige, tels que je les avais trouvé en arrivant ici. Cela m'a fait un drôle d'effet, parce que c'était hier, et qu'il s'est passé tout un tas de choses depuis, plus ou moins positives. J'ai eu mon permis de conduire (youpiii), me suis fait remplacée en une semaine par la personne que j'aimais le plus au monde (j'ai bien dit "aimais", hein, et rien que d'employer l'imparfait, j'en ai le sourire aux lèvres !), j'ai découvert que des amis pouvaient m'envisager comme bien plus que des amis, j'ai rencontré des collègues formidables, des gamins géniaux... Au fond, l'année n'aura pas été si terrible, et cet appartement reflète un mélange de tout ça... C'est là que je me suis écroulée le jour où j'ai appris qu'il avait quelqu'un d'autre, là où j'ai su, au petit matin, que quelqu'un d'autre m'aimait passionnément... C'est dingue comme on associe des lieux à certaines émotions... C'est dans cet appartement que je me suis vue autrement dans le miroir, et ça, ça n'a pas de prix...

Oui, vraiment, je l'adorais, cet appartement. Et j'avoue que cela m'a fait tout drôle d'accueillir des inconnus chez moi, de leur présenter ma chambre, le balcon, la cuisine, la salle de bain, le salon... De leur dire combien j'étais bien ici. Comme si, tout en étant chez moi, je n'étais plus chez moi. Voir leurs mines émerveillées ("Ooooh !!!! Il est bien !!!"), me revoir moi quand je l'ai visité pour la première fois... Pleine d'espoir, toute excitée à l'idée d'acheter des meubles... J'en souris aujourd'hui... Dans dix jours, j'aurais déménagé. J'ai hâte.

Tout à l'heure, en transportant des cartons, j'ai regardé les murs, tout blancs. Bon, d'accord, il y a quelques trous, à cause des cadres et c'est autant de souvenirs. Mais je me dis que c'est ce qui m'attend. Un appartement vierge. Où je ferai ma vie. Une vie à moi seule. En plus, il est trop beau... Je vais être bien, dans mon nouveau chez moi... Du blanc, du blanc, du blanc, du blanc...
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 01:59
Mon cher Victor,
 

Juste une petite apparition, aujourd'hui, histoire de boire un thé avec toi et de te dire que tout va bien. Aaah ! C'est si rare d'entendre des paroles si positives de ta bouche ! Tu n'as pas un magnétophone, que je t'enregistre ? Coquin ! Non, vraiment, je t'assure, tout va bien... Alors touchons du bois !

Tu sais, c'est drôle, je m'aperçois que j'ai beaucoup changé. Dans quel sens ? Depuis quelques semaines, il me semble que je m'ouvre aux autres d'une manière incroyable. Tant mieux, tant mieux... Pourvu que ça dure ! Je réfléchis beaucoup, aussi, mais sans resasser. Sans regretter. Ca, c'est très important ! Et cela montre que tu as évolué ! Je m'aperçois qu'aujourd'hui, je profite bien plus de la vie qu'à l'époque où j'étais avec lui. Cet homme a  occupé quatre ans sur ma route. C'est long, quatre ans, surtout quand tout se casse la gueule sans prévenir, surtout quand le procédé est dégueulasse. Mais au fond, je me dis que c'est peut être cette trahison qui me permet d'aller bien aujourd'hui. La vie a sans doute voulu t'administrer un joli coup sur le carafon pour te forcer à réaliser que tu faisais fausse route avec ce garçon !

Bizarrement, je crois que je n'ai jamais aussi peu regardé en arrière qu'aujourd'hui. Je sais que cette vie avec lui a existé mais elle me semble tellement lointaine, déjà, au point de me demander si tout ça, c'était vrai. J'ai l'impression de me réveiller d'un songe partagé entre le rêve et le cauchemar. Le rêve pour les débuts, bien sûr, et le cauchemar pour la fin. Il ne fait plus partie de ma vie et je ne nourris plus mes instants de tous les jours des souvenirs vécus ensemble. C'est étrange, mais c'est comme s'il n'existait plus. Comme si son existence s'était figée le jour où j'ai compris. Savoir ce qu'il fait ne m'intéresse pas. Savoir avec qui il est ne m'intéresse pas. Savoir où il est ne m'intéresse pas. Je sais que je n'aurai jamais de réponse à mes questions alors... J'ai cessé de m'en poser. Je crois qu'au bout du compte, j'ai arrêté de me faire du mal, et de me flageller pour une fin dont je ne suis pas responsable. Je sais aujourd'hui que tout cela n'était pas de ma faute. Et que j'ai fait tout ce que je pouvais pour y croire jusqu'au bout.

Pourtant, ma vie n'a pas fondamentalement changé depuis ce mercredi après-midi où j'ai compris la vérité sur lui. J'ai toujours les mêmes amis, les mêmes fréquentations, les mêmes activités... J'ai juste l'impression d'observer ma vie d'un oeil nouveau, de m'ouvrir aux rencontres, d'accepter les compliments, d'aller plus facilement vers les autres... Je profite des petits bonheurs que m'offre la vie au quotidien et je me rends compte, chaque jour, que ma route, si elle est pleine d'ornières, me donne aussi à voir de jolis paysages. Je m'aperçois que je suis forte, plus forte que je ne pensais, et cela me remplit d'une fierté dont je ne me  serais jamais crue capable envers moi-même. J'ai une nouvelle vie qui m'attend, et cela me rend profondément sereine d'écrire sur une belle page toute blanche. Je me sens prête. Je n'ai pas peur. Je vais bien.
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 01:13
C'est de glousser comme une collègienne en regardant passer les mecs dans la rue, assise à une terrasse de café avec ma bande de copines, tard le soir. C'est de retrouver l'appétit de la séduction, de sourire à des inconnus. C'est de me sentir légère, tout simplement.
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 01:06
Mon cher Victor,
 
Comment se fait-il que tu sois encore là ? Tu ne pars pas en vacances cette année ? C'est drôle que tu me parles de ça, car c'est justement mes vacaaaances que je comptais aborder avec toi ! Tiens tiens... Alors, qu'as-tu prévu au programme ? Attention, ce seront des vacances de rêve !!! Tu pars sous les cocotiers ? Non, dans les vignes ! Cette année, direction le Bordelais !!! Ah, c'est joli, le Bordelais... Et puis c'est un autre temps que ta Normandie ! Tu l'as dit, bouffi ! Je ne suis pas bouffi... Tu n'as pas le mot pour rire, aujourd'hui ! Bref. Tu  pars toute seule ? Oui... Et non ! C'est à dire ? C'est à dire que je vais retrouver quelqu'un là-bas ! Qui cela ? Ah ah ! Suspense ! Tu ne sauras cela qu'à la fin de notre conversation !

Mes vacances sont bien occupées, et je crois bien que c'est la première année que ça m'arrive. Entre le déménagement, mes vacances dans le Bordelais, mon séjour à D********d, les copines, les copains (!!!), la famille, la préparation de la classe, j'avoue que je n'ai pas une minute à moi ! Tu n'as pas le temps de souffler ? Non ! Eh bien c'est parfait ! Tu es jeune, tu peux te permettre ! Alors, explique moi ce séjour ! Quand est-ce que tu pars ? Eh bien pour l'instant, aucune date n'est vraiment fixée... Je sais, tu vas te dire que je manque d'organisation mais c'est super compliqué avec le... Déménagement, oui, on sait ! Voilaaaa !

Bon. En fait, comme disent les jeunes, c'est un truc de fou. Je ne connais pas la personne que je vais retrouver dans le Bordelais. Pardon ?! Enfin si, je la connais, mais en même temps, je ne la connais pas. Ca nous a pris comme ça. De la folie pure. "Tiens, et si tu venais passer tes vacances chez moi ?". J'ai trouvé l'idée très séduisante, surtout que nous avons beaucoup de points de communs, des passions similaires et que nous rions énormément ensemble virtuellement. Ah parce que c'est une relation virtuelle ? Oui... Une relation virtuelle qui passera donc, sous peu, au réel, si je comprends bien ? Oui. Le réel, c'est tellement mieux ! Pourtant, ce n'est pas du tout mon genre de faire ça. Je veux dire, tu me connais, je suis timide, pas très bien dans ma peau (enfin ça, c'est sérieusement en train de s'arranger...) et je ne suis pas une grande aventurière. Mais là... Une brise de nouveauté souffle sur ton visage et tu te laisses emporter par un flot d'aventure ! Eh eh... Pourquoi pas, après tout ? Bon, alors... C'est qui ? Ah ah ! Allons, Mirabelle, ne me fais pas languir plus longtemps ! Tu voudrais bien savoir, hein ? Evidemment ! Eh ben finalement, je ne vais rien te dire... J'adore te faire lanterner !
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 01:08
C'est de chanter "La Chanson des Vieux Amants" accompagnée au piano, c'est de sentir et ressentir chaque note, chaque mot, chaque intonation. Me retrouver.
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 01:59
Mon cher Victor, Je suis en plein dans les cartons ! Tu déménages ?! Mais oui voyons ! Je t'en ai déjà parlé, souviens-toi ! Mais... Déjà ?! Mais oui ! Tu sais, cela demande beaucoup d'organisation ces choses-là ! Tu as l'air bien pressée ! Je l'avoue, oui... Tu as hâte de quitter ta petite ville pour aller t'enterrer à L. ?! Mais tu veux finir vieille fille ou quoi ?! Pfff... Bien sûr que non ! Tu as de ces questions !

Tout à l'heure, en faisant le tri dans le bazar de mon placard, je suis tombée sur une photo de lui. C'était l'été dernier. Il y a un an tout juste. Cela devait être la seule qui me restait. Je l'ai regardée, longuement. Le ciel bleu, son sourire... Je l'ai déchirée et mise à la poubelle. Au milieu de mes cartons, je me suis revue, pendant les vacances de la Toussaint. A tout déballer, à admirer la vue, à ne pas croire en ma chance, à m'exclamer que cet appartement serait pour nous une nouvelle vie... C'était il y a peu de temps, au fond. Les choses peuvent changer si vite... Je l'ai revu lui, en train de me construire ma bibliothèque, mon étagère à CD. Je l'ai revu rigoler parce que je n'arrivais pas à monter ma table I**A, je me suis revue moi revenir triomphalement parce que finalement, j'y étais parvenue, toute seule comme une grande, avec mes petites mains. On était descendu manger un sandwich en ville, j'avais l'impression de mener une vie de bohème, persuadée que le meilleur était devant nous... Ca, c'était le côté merveilleux... Moins drôle, je l'ai revu aussi faire la gueule parce qu'il n'y avait pas de place de parking, et gueuler après le simple vitrage. Il allait me faire payer un peu tous les jours le choix de cet appartement... Ca, c'était le côté nettement moins merveilleux. Alors effectivement, j'ai déchiré et jeté la photo.

Ce déménagement, je l'attends avec impatience. Je n'aurai aucun souvenir avec lui dans le nouvel appartement que j'ai trouvé dans la ville de L... Appartement qui, d'ailleurs, comme c'est amusant, a parking et double vitrage... Je pourrai me balader en centre-ville sans me dire "Tiens, c'est dans ce magasin que nous avions trouvé ses baskets", ni soupirer en passant devant le cinéma. Bien sûr, la ville de L., ce n'est pas très folichon : 20 % de chômage, beaucoup de personnes âgées, des bâtiments tristes, tristes, tristes... Mais là-bas, au moins, je ne craindrai pas de le croiser et ça, c'est inestimable. J'ai besoin d'un endroit où rien ne me rappelera sa présence, ni notre premier baiser, ni notre première fois, ni nos premières balades ensemble, ni rien qui lui ressemble, de près ou de loin. Je sais que je ne risque pas de le voir là-bas. Et c'est très bien ainsi. Parce que je fuis, et fuierai, toute occasion où nos chemins seraient susceptibles de se croiser à nouveau.

Cette nouvelle vie va m'aider. Je l'aborde en toute confiance car personne ne me connaîtra, et personne ne le connaîtra lui. Il n'y aura que moi. Moi, libre de me faire apprécier, libre de plaire, car je sais, grâce à une certaine personne que je remercie intérieurement tous les jours, que j'en suis capable. Grâce à lui, je me regarde autrement dans le miroir. Et j'évite de m'apesantir. Et je trace ma route. Ce qui fait que maintenant, quand je fais mes cartons, je ne pense plus à ces vacances de la Toussaint où j'arrivais, toute fraîche et pleine d'espoir, enthousiaste, fière de vivre ce nouvel élan avec lui. Non, je pense à sa tête de six pieds de long : "Yaaa pas de parkiiiiiing !" et à ses jérémiades : "Yaaaaaaaaaaa pas de double vitraaaaaaage !". Je pense à tous mes amis, à mes proches, qui avaient trouvé cet appartement absolument magnifique. Et à lui, aveugle, obsédé par les inconvénients, au point de me faire la gueule. Et plus j'y pense, plus je me dis qu'il ne devait déjà plus m'aimer beaucoup à l'époque pour rester bloqué là-dessus. Il aurait pu savourer cette nouvelle étape avec moi. Mais non. Il était déjà ailleurs. Au fond, j'étais déjà seule à l'époque... Sauf qu'aujourd'hui, c'est officiel.
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 01:47
Ce matin, je me réveille sereine et pleine d'espoir. Les cloches de l'église viennent tinter dans mon salon. Le chat fait sa toilette sur le balcon. Je repense à la soirée d'hier soir où quelqu'un m'a aidée. Ce quelqu'un m'a dit des choses qu'on n'avait jamais dites à mon propos. Quelqu'un m'a dit de regarder autour de moi. Quelqu'un m'a montré que l'on pouvait me voir avec d'autres yeux que les miens, des yeux bien plus positifs. Hier soir, je me suis sentie belle parce que quelqu'un m'a dit que je l'étais. Quelqu'un m'a dit que j'avais la vie devant moi et m'a fait prendre conscience que mes oeillères étaient bien accrochées depuis ma rupture avec lui. Ce quelqu'un m'a aidé à les retirer, le temps d'une soirée. Hier soir, j'ai eu des surprises. De belles surprises. Ce matin, je me réveille sereine et pleine d'espoir. Les pigeons roucoulent sur les toits d'en face et le chat les observe avec gourmandise. Nous sommes dimanche et je suis bien dans mes baskets.
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 01:37
Prendre l'air, parler à quelqu'un,
Avoir l'air d'aller plutôt bien,
Déjeuner, y penser au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Décoller de mon traversin,
Faire une liste de trucs qui vont bien,
M'y tenir, essayer au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Prendre un thé, et puis prendre un bain,
Me coiffer, essayer au moins,
Balancer tout ces vieux machins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain.

Plus de chocs, et plus de prières,
Moins de clopes, plus de somnifères,
Refaire la chose que je préfère,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Appeler quelqu'un qui m'aime bien,
L'étonner, changer de refrain,
L'inviter, manger plus ou moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain,
Mettre une robe, saluer le voisin,
Essayer de plaire à quelqu'un,
M'amuser de tout et de rien,
Tenir, tenir, tenir debout et demain.

Prendre l'air, parler à quelqu'un,
Avoir l'air d'aller plutôt bien,
Déjeuner, y penser au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain.

Berry, Demain.
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 01:44
C'est de croiser le regard d'un garçon qui me sourit. C'est de lui sourire aussi.
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