Ceci n'est pas une biographie de Victor Hugo, mais un brin de causette entre l'écrivain et Mirabelle, 22 ans,qui lui raconte sa petite vie mouvementée et tente de lui expliquer ce qu'est le monde au XXIème siècle.
Mon cher Victor,
J'ai bien conscience que ce que je m'apprête à te dire ne va pas t'enchanter. Mais enfin, comme nous avions décidé que notre relation se baserait sur la confiance et la sincérité, je ne puis te cacher ma décision plus longtemps. Tu fermes ton blog ?!? Non. Bien sûr que non ! Je suis encore loin de t'avoir dépeint toutes les subtilités du XXIeme siècle ! Tu n'es cependant pas complètement dans le faux : il s'agit bien de mon blog. C'est quoi alors ?
Tu as dû remarquer que depuis la création de ce blog, j'ai publié un article par jour, ce qui est une bonne moyenne. Il me faut te dire que je ne pourrai plus publier aussi régulièrement. Non. Nous sommes le 30 Mars, mon cher Victor. Mes épreuves d'admissibilités se tiennent les 11 et 12 Mai. Je dois redoubler d'efforts pour l'obtenir, ce fichu concours. C'est pourquoi je publierai des articles moins régulièrement. Nous causerons moins souvent alors ?! Ne fais pas cette mine déconfite. Je t'assure que ce n'est pas de gaieté de coeur, car j'aime discuter avec toi, tu le sais bien. C'est la vie, simplement...
J'ai mon avenir à bâtir. Et je n'aurais d'avenir que si j'ai un emploi, et je n'aurais d'emploi (qui me convienne) que si j'ai le concours, et je n'aurais le concours que si je travaille au maximum. Effectivement, c'est logique... Je ne peux donc plus passer des heures et des heures à converser avec toi, à mon plus grand regret, sois-en sûr. Tu ne m'en veux pas ? Bien sûr que non ! Il s'agit de ton avenir ! Je comprends parfaitement que tu aies besoin de plus de temps pour travailler. Mais dis-moi, à quelle fréquence discuterons-nous désormais ? Eh bien, tous les deux ou trois jours, je pense... Cela va être long ! Mais non, cela passera très vite, tu verras ! Allez, je ne te dis pas à demain, mon Victor, mais peut être à après-demain ! A bientôt, Mirabelle ! Travaille bien !