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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 08:28
Mon cher Victor,

cin--paradiso.jpg

Hier, pour essayer d'oublier mon échec cuisant, je suis allée au cinéma. Quel film ? "Ratatouille". Un film sur la cuisine ? Un film d'animation. Un rat qui veut devenir cuisinier et finit par le devenir dans plus grand restaurant de la capitale française, après maintes et maintes mésaventures. Ce n'est pas pour les enfants, ça, les films d'animation ? Mais non ! C'est pour toutes les générations, pourvu que celles-ci en soient conscientes ! Si tu le dis... C'était bien ? Oui, très bien. Et... ? A vrai dire, je ne voulais pas te parler de ce film, Victor. Ah. Et de quoi donc ?

Du cinéma. Tu sais à quoi ressemble un cinéma d'aujourd'hui, Victor ? Euh... C'est une sorte de supermarché. Enfin, c'est un grand mot mais m'est avis que cela ressemblera de plus en plus aux cinémas britanniques, qui m'avaient bien désarçonnée. Nous n'en sommes pas encore au point de payer nos places en même temps que de commander un burger et un coca, mais un jour... Bref. Le cinéma d'aujourd'hui, dans notre bonne vieille France, c'est beaucoup de publicités et de moins en moins de bandes annonces, comme je le déplorais ici. Et puis surtout, ça devient si cher, si cher, que ça finit par me faire rire jaune. Hein ?! Ben oui. C'est bien la peine, après, que les politiques nous servent leurs grands discours égalitaires sur la nécessité de faire de la culture une richesse accessible à tous. Bref... Oui : bref ! Laissons de côté tes opinions politiques, Mirabelle...

A chaque fois que je foule le sol d'une salle de cinéma, j'ai une pensée pour la petite fille que j'étais. Allez, embarque-nous dans tes souvenirs... Les souvenirs ont cela de charmant qu'ils peuvent être, parfois, embellis par le flou. Ou par l'idéalisation... Oui. Toujours est-il que j'ai besoin, pour apprécier totalement une séance, de retrouver mes sensations d'autrefois, celle de la petite fille que sa maman emmenait voir le dernier Walt Disney. Celle qui trouvait tout tellement grand et tellement mystérieux, celle qui attendait avec impatience de voir l'ouvreuse passer dans les rangs du cinéma, avec son panier rempli de glaces et autres délices sucrés et chocolatés. Ta maman t'en offrait ? Non. Ou alors très rarement. Je crois d'ailleurs que cette frustration, ce désir, sont pour beaucoup dans mon émerveillement de l'époque. Oui, comme les interdits qui nous font briller les yeux... Voilà, oui. Je regardais les enfants léchant leurs glaces avec une pointe de jalousie, tandis que j'entendais le doux tintement des pièces de monnaie tendues à l'ouvreuse. Il y avait les lumières feutrées qui descendaient sur son uniforme, et le claquement de ses talons sur les marches.

Les murmures dans la salle. Tous ces gamins trépignant d'impatience, comme moi. J'avais sous mes fesses mon manteau roulé en boule, réhausseur forcé pour parvenir à voir l'écran. Je scrutais les lumières : quand allaient-elles s'éteindre ? Une habitude que je n'ai pas perdue... Et puis soudain, un chuchotement dans la salle. Ca y est... Elles s'éteignent ! C'est les cartoons. Les cartoons ? Oui. C'était bien un truc de mon enfance, ça... Avant les films d'animation, passaient des dessins animés très courts, du genre de ceux que je regardais à la télévision, de bon matin, le mercredi ou le week-end. Ah, les cartoons... J'en ai un souvenir impérissable... J'entends encore la musique dans mon esprit...

Après les cartoons venait le film. J'ai un souvenir particulier de "Rox et Roucky", ainsi que d'"Oliver et Compagnie". C'est sans compter "Fievel au Far-West", qui m'a carrément foutu les boules (normal, Fievel  était tout de même en fort mauvaise posture, sur un pont en flammes, au dessus d'un immense bûcher !) et du coup, ma maman et moi avions été obligées de quitter la salle. Nous avons ensuite été prendre une crêpe, dans un établissement de ma petite ville. Toujours le même. Nous prenions la même petite table, dans un coin, à l'étage. Toujours le même rituel, après chaque séance de cinéma. Je prenais une crêpe au chocolat, ma maman une crêpe au miel. Quand ma petite soeur fut en âge d'apprécier les histoires sur grand écran, elle nous accompagna. Et puis nous avons grandi... Et perdu ce rituel.

Alors j'ai toujours une pensée pour cette petite fille quand je foule le sol d'une salle de cinéma. J'attends toujours que l'ouvreuse apparaisse avec ses merveilles sucrées par la porte battante. J'attends le dessin animé. Un dessin animé qui ne vient jamais, évidemment... Heureusement,
même si je désespère qu'il y ait autant de publicités et si peu de bandes-annonces, même si je trouve que la place de cinéma est de plus en plus chère, j'ai toujours un soupir de contentement quand les lumières s'éteignent. Là, la magie peut commencer. Et ça, ça n'a pas prix.

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commentaires

missjulie 12/08/2007 19:20

Arrête!! j'vais pleurer...;-) Tout ça pour te dire que ta note est joliment écrite et nous replonge dans la nostalgie!! Maintenant les mômes s'empiffrent de pop corn en buvant du coca!! Et autrefois, y'avait corbeille et balcon dans les cinoches...mais bon, tu n'étais sans doute pas née...N'est ce pas Victor? smileKissesmissJu

Mirabelle 13/08/2007 17:47

Y'a plus de jeunesse, ma pauvre dame ! ;-)

Reka 11/08/2007 21:45

Je me souviens d'avoir été voir Oliver & cie au cinéma avec mon grand frère, étant petite... Je me souviens de la joie de m'y être rendue à l'aller, et de celle d'avoir vécu quelque chose de nouveau au retour (c'était la première fois que j'allais au cinéma...). Je n'ai aucun souvenir du film...En Belgique aussi, j'ai vécu tous ces détails que tu cites... Nous ne voyons plus d'ouvreuses rentrer dans la salle plongée dans la semi-pénombre, nous n'avons plus droit au dessin animé introducteur, et, si bandes annonces il y a, ce sont pour des navets qui n'ont strrement rien d'attirant et que nous n'irons de toute évidence pas voir... Avant le film, on ne se tait même plus. Il n'y pas de raison...Tempus fugit...

Mirabelle 13/08/2007 17:48

Eh oui... Les temps changent, comme on dit... :-(  *soupir*

Cristophe 11/08/2007 15:39

2)  Il existe des cinémas qui ont "réhabilité" le court-métrage avant le film.3)  Les vendeuses de glace ne me manquent pas.

Mirabelle 12/08/2007 12:34

2) Contente de l'apprendre. Mais... Ils ne doivent pas être nombreux, non ? 3) En fait, ce n'est pas vraiment les vendeuses de glace qui me manquent, c'est plutôt ce qu'elles symbolisent. Elles me donnaient une certaine idée du cinéma, avec leur uniforme un peu désuet...

Cristophe 11/08/2007 15:35

C'est pour certaines raisons que tu évoques que je recherche les petites salles indépendantes où on se sent vraiment dans un cinéma et pas chez un vendeur en gros de pop corn, les séances avant midi moins chères (entre cinq et six euro) et, dans certains cinémas, sans polluition publicitaire avant le film (alors que les séances après midi sont plus chères avec de la pub). Hélas, si je trouve ça facilement à Paris, il n'en est pas de même partout ailleurs.

Mirabelle 12/08/2007 12:32

Non, il est vrai que si Paris est aussi la capitale de la diversité, on ne retrouve pas facilement cette diversité partout en France. Bon. Ceci dit, il y a des cinémas d'art et d'essai dans ma petite ville, c'est vrai, mais c'est moins près de chez moi et cela me demande de m'organiser ! Du coup, j'avoue que je cède souvent à la paresse... :-(

Marguerite 11/08/2007 15:03

"Je prenais une crêpe au chocolat"Ah! mais tu nous dis tout en plusieurs fois. D'abord, on compatit parce que ta maman ne t'offrait pas de glace, et puis on apprend que tu englouttissais une crêpe sitôt sortie  ;-) J'ai faim, moi, maintenant...

Mirabelle 12/08/2007 12:29

Ben oui, finalement, ma maman était une gentille maman (enfin, elle l'est toujours !). Mais comme beaucoup de petites filles (et d'adultes) j'étais très très gourmande et cela ne m'aurait pas dérangée d'avoir une glace ET une crêpe ! ;-)