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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 04:06
Mon cher Victor,

nuit.jpg
Il est 4 h du matin et j'ai décidé de venir bavarder avec toi. Attention ! Tu prends des risques ! Vilaine fille ! Victor... Je suis d'humeur très poétique ce soir. Laisse de côté tes sarcasmes... S'il te plaît.

Il est  4 heures du matin. Dehors, tout est calme. La ville dort. La rue entière dort. Et moi, moi j'écris. J'aime écrire la nuit. Je n'en ai pas souvent l'occasion. Mes parents sont en vacances, et ma petite soeur est partie en goguette. J'ai la maison pour moi toute seule. Un délicieux goût d'indépendance, d'autonomie.

J'ai passé une soirée délicieuse. Indescriptible. Mes amis de PE1. Les rires. La joie de se retrouver. Joie d'autant plus forte que... Nous savons tous, chacun d'entre nous, que nous serons bientôt disséminés aux quatres coins du département. C'est la vie qui veut ça. C'est la vie... J'ai ri, discuté, souri. Sans regarder l'heure. Sans penser à septembre. J'ai dansé, dansé, dansé. En oubliant tout. Je n'étais même plus instit', plus personne n'était instit'. Nous étions juste des presque-adultes, heureux de se retrouver. Des presque-adultes profitant de l'instant présent, dans un élan d'amitié fort, très fort.

Je suis rentrée chez moi à 3 h 30. Je n'ai pas eu envie de me coucher, désireuse de prolonger ce moment à ma manière, en écrivant. Portée par la liberté. La liberté d'écrire. Me pelotonner sur moi-même, dans ma mélancolie, dans ma nostalgie. Penser à cette année, qui a passé si vite. Penser à ce qui m'attend, à celle que je serai dans un an. Penser à ceux que nous serons tous dans un an. Ecrire et me sentir bien. Comme si tout avait un sens, soudain. Partir. Il est dorénavant 4 h 18 et je suis bel et bien éveillée. La fièvre de l'écriture a cela d'étonnant qu'elle est un puissant excitant.

Ce soir, je réfléchis à mes doutes. Mon instinct me dit que je continuerai. Parce que je dois écrire. Que j'en ai besoin. Que c'est vital. Ce soir, je suis bien, là, au milieu de la nuit. Je suis seule avec moi-même. Le monde est en suspens. Les volets sont fermés, partout. Il y a juste le ronronnement des voitures, qui passent au loin. Et moi, dont l'esprit vagabonde à la lueur de la lampe de chevet. Mon instinct me dit que je continuerai. Parce que j'aime ça. Que je ne peux pas m'en passer.

J'aimerais demeurer ainsi. Comme si j'observais le monde d'en haut, avec bienveillance. Avec patience. Avec confiance. J'aimerais demeurer ainsi, mes doigts sur le clavier, à me laisser voguer, au gré de la fièvre. J'aimerais demeurer ainsi, tranquille, décrire cette torpeur, modeste tentative, capter l'essence de l'écriture, cet état second dans lequel elle nous plonge. La quiétude qui m'envahit, à 4 h 25 du matin. Je ne dors pas. Je veux juste écrire. Ecrire. Et lâcher prise. Enfin.

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commentaires

Sylvie Jamet 25/08/2007 12:49

Le matin du len"demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne," tu as dû avoir bien du mal à te lever Mirabelle...Victor Hugo se couchait sans doute bien plus tôt avant d'aller "par la forêt", d'aller "par la montagne"...Sylvie l'accordéonaute

Sylvie Jamet 25/08/2007 12:47

Le matin du len"demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne," tu as dû avoir bien du mal à te lever...Victor Hugo se couchait sans doute bien plus tôt avant d'aller "par la forêt", d'aller "par la montagne"...Sylvie l'accordéonaute

yoann 24/08/2007 12:21

Tout juste rentré de Chine, j'ai eu envie de rendre visite à Mirabelle et Victor et j'ai ainsi pu voir que j'avais du retard.C'est toujours un plaisir de parcourir ces textes.Profites bien de tes derniers jours de vacances. Les fauves t'attendent et ils ont faim...........(lol)@ bientôtyoann

Cristophe 23/08/2007 22:34

Réveiller ce vieux Victor à quatre heures du matin, c'est honteux !!!Il n'a pas dit grand chose, il a dû se rendormir vite.

Mirabelle 24/08/2007 10:37

Oui, il était crevé... Il ne fallait pas en demander beaucoup de Victor pour cette conversation ! Il a déjà été très gentil de se réveiller (et sans rechigner, en plus !) !!! :D

Moi 23/08/2007 07:42

Bonjour Mirabelle, pour la première fois je t'écris bien que ce ne soit pas la première fois que je lise...Mais il faut te dire aussi le plaisir que c'est de te lire, d'être un peu le témoin de tes aventures et le soulagement de savoir que tu vas continuer... Car moi aussi, j'ai le même rêve que toi et savoir qu'avec tes doutes et malgré eux tu as réussi, moi ça me donne un espoir... Alors merci de continuer, et surtout ne change rien ;)Et bien sûr, bonjour à Victor...

Mirabelle 24/08/2007 10:37

Merci Moi ! Victor te claque une bise ! A bientôt ! ;-)