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Grains de sel

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 1 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 17:07

Ma fille, ma fille chérie,

Sept mois que je te porte en mon ventre, que je te rêve, que je t'attends. Sept mois que je t'imagine. A l'heure où je t'écris, je te sens, tes frôlements, tes caresses, tes coups, tu as pris possession de moi, tu t'es fondue en moi, , nous sommes liées, je suis ta mère, tu es ma fille, c'est trop tard, tu es là, vivante, petite fille, tu te réveilles avec moi, t'endors en mon creux, nos vies sont parallèles et inextricables. Ma fille, ma fille chérie, ce matin, pour la dernière échographie officielle à laquelle je me rendais sans inquiétude aucune, simplement transportée par la joie de te revoir, la gynécologue a dit que le ventricule gauche de ton cerveau était dilaté. Elle a dit que je devrais revenir d'ici une quinzaine de jours pour un contrôle, afin de vérifier si cette dilatation, tout juste supérieure à la normale, s'était résorbée ou au contraire avait grossi. Elle a parlé d'une éventuelle IRM, tout en précisant de ne pas s'inquiéter. Ton père m'a ramenée à la maison, il tient le coup, je l'admire, je n'ai pas sa force. Tout va bien aller, dit-il, notre fille ira bien. Je n'ai pas son optimisme. Depuis ce matin, je ne suis plus qu'angoisse, inquiétude, terreur. J'ai continué à vivre ma vie, fait comme si du moins, je suis allée au cours d'accouchement programmé depuis longtemps, me suis sentie à part, pas à ma place. Le midi, j'ai mangé avec une collègue au restaurant mais le coeur n'y était pas, malgré le soleil qui baignait la ville. Enfin, je suis allée chez tes grands-parents où je me suis littéralement écroulée. 

Ma fille, ma fille chérie, ces quinze jours d'attente s'annoncent difficiles, très difficiles, ta maman n'est pas quelqu'un d'optimiste, pas quelqu'un de zen, il lui faudra puiser dans ses ressources, se faire violence pour aborder cette incertitude, cette angoisse, avec sérénité. Pour ne pas céder à la terreur, au cauchemar. Mais je t'en prie, je t'en prie ma fille chérie, aide-moi, aide-moi dans cette horrible traversée, il faut que d'ici quinze jours, cette dilatation ventriculaire se soit résorbée, je t'en prie, mon amour, tu as beau ne mesurer que 40 cm et ne peser qu'1,7 kg, je crois en toi, tu es solide, forte, tu vas y arriver, il faut que tu réussisses, il faut que nous réussissions. Tu naîtras comme les autres, dans mes bras, dans ceux de ton père, tu t'épanouiras mon bébé, entre nous deux, dans notre chaleur, dans notre amour, nous serons heureux tous les trois, tu seras une petite fille comme les autres, tu auras une belle vie.

Je m'inquièterai, bien sûr, pour tes premiers rhumes, tes premières maladies, tes premières fièvres, tes premiers bobos. Je t'en conjure, ma fille chérie, donne-moi l'occasion de connaître tout ça, les peurs banales d'une mère heureuse, donne-toi l'occasion, à toi aussi, de vivre normalement, comme n'importe quelle petite fille. Je ne sais pas, pour l'instant, quels sont les risques que tu encours, on n'a rien voulu me dire avant cette échographie de contrôle, je n'ai pour moi que ma terreur et mon imagination fertile. Je ne sais rien. J'aimerais tant croire en Dieu pour le prier de toutes mes forces de t'épargner, de nous épargner ton père et moi, mais je ne crois pas en la présence d'un être supérieur, je ne sais pas à qui m'adresser, il n'y a rien à faire, rien à faire, à part attendre et me taper la tête contre les murs en pleurant.

Ma fille, ma fille chérie, je me refuse à te retirer la vie que j'ai rêvée pour toi, je refuse que ta santé soit en danger, je serais capable de tant de choses, de tant de choses, j'aimerais pouvoir, je n'ai pour moi que l'impuissance, les pleurs, la peur. Mais toi tu es capable, plus capable que moi. On m'avait annoncé il y a six mois que tu n'existais pas. On s'était trompé. Fais-les mentir, une fois de plus, je t'en prie. Fais-les mentir, au-delà de toute norme, de toute mesure, fais-les mentir.

Ma fille, ma fille chérie... Je t'aime.

Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 08:37

La maternité naissante a ceci de particulier qu'elle nous arrête à un point donné de la transformation, entre l'avant et l'après, dans ce qui ne sera plus, dans ce qui deviendra. Un état transitoire de la métamorphose, où l'on est déjà plus tout à fait celle que l'on était, où l'on n'est pas encore celle que l'on sera bientôt. La maternité naissante est un flux de souvenirs qui se mêlent, de bribes de passé qui s'entrechoquent, d'images qui refont surface après des années d'oubli, de visages chéris que l'on croyait avoir classé dans des boîtes, ce sont ces films tournés en famille, aux couleurs flétries, ces vacances au bord de la mer, cette instabilité du point de vue, les instants décisifs de la vie, la passation d'examens, les premières fois, le premier contact du corps d'un homme, le premier appartement, la grande amitié qui se casse la figure, le premier engagement. Toute cette vie qui défile.

La maternité naissante est un entre-deux indicible. Une observation constante de ce qui fut, un cadre autour d'une photographie, figée. La conscience que personne ne nous a jamais vraiment quitté, au fond, qu'ils sont toujours là, à leur manière, à nous accompagner, distance bienveillante que l'on se construit, que l'on façonne soi-même, quitte à trahir la réalité des faits et ses défauts. Mais peu importe. Ils ne sont jamais, dorénavant, que des marionnettes que nous manipulons à notre convenance, selon notre désir, dépourvus de toute amertume, de tout reproche, une présence uniforme, dépersonnifiée, enveloppante, sans plus de mots. La maternité naissante nous permet de réaliser cela, que rien n'est jamais vraiment derrière, abandonné, que tout est toujours là. A transformer. La maternité naissante apprend à faire la paix. En métamorphosant.

La maternité naissante est un état d'attente. Une salle d'appel où l'on viendra nous chercher pour entrer dans la lumière, pour fouler un autre terrain, une autre piste, où les noms s'inscrivent sur un écran, un lieu, une date, échéance connue par avance, pour laquelle on se prépare, depuis des mois, entre la terreur et l'excitation, le poids de l'enjeu. La maternité naissante est un lent, long processus de maturation, d'acceptation de ce qui ne sera plus jamais, de ce qui va naître, en nous et hors de nous, de ce qui va s'éveiller, se révéler. La maternité naissante, c'est se préparer à la surprise, à un changement de cap, de priorités, de regard sur le monde.

Je ne serai plus jamais "juste moi", plus jamais définie simplement par les jalons de la vie, par les instants que j'en retiens. Je ne serai plus jamais "juste moi" avec ma soif d'absolu, mon éternelle insatisfaction, mon penchant pour les chansons mélancoliques, mon amour de l'écriture, des mots, de ce qu'ils peuvent dire et graver, plus jamais "juste moi" et mon obsession de comprendre pourquoi la vie est ce qu'elle est, pourquoi on s'aime, on se sépare, pourquoi le temps passe mais laisse malgré tout quelque chose, pourquoi ces absurdités incessantes autour de nous, ces tergiversations inexplicables, ces retour en arrière, ces bonds en avant. Je ne serai plus jamais tout ça, plus jamais complètement, plus jamais simplement, comme un deuil à faire ou un livre dont on termine de lire la dernière phrase, en se disant que ce n'était pas si mal. En attendant d'entamer le prochain tome.

 

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 17:28

Mon cher Victor,

 

pluiedamour

 

Alors, es-tu arrêtée ? Il faut te reposer Mirabelle ! Doucement, pas de panique mon Victor. Eh bien oui, je suis arrêtée toute cette semaine. Et je réalise que cela me fait ENORMEMENT de bien : non seulement je souffle mais aussi je profite, je prends le temps de savourer. A force de vouloir que tout avance, de courir I**A et les magasins de puériculture, entre les tâches ménagères et le boulot, j'en avais presque oublié quel plaisir cela peut être de prendre le temps d'être attentive, j'entends par là, bien sûr, attentive aux cabrioles de la demoiselle qui gigote dans mon bidon.

Elle grandit. Me donne des coups de plus en plus haut. J'en ai même ressenti dans les côtes, premières manifestations un peu douloureuses ! Il me semble pourtant que je viens tout juste de faire mon test de grossesse, au réveil, le coeur battant, avant de partir pour la rentrée des classes, début septembre. Il me semble que je viens tout juste de voir le mot "enceinte" sur le bâtonnet, que je viens tout juste de verser des larmes de joie, dans l'obscurité de la chambre en l'annonçant à Chéri que je réveille exprès pour l'occasion, incapable d'attendre le soir pour lui annoncer.

Cet après-midi, j'ai fait une petite balade le long des quais, par le temps que j'affectionne le plus, très froid, très ensoleillé. J'avais un peu mal au dos, je marchais lentement, autant parce que je m'essouffle vite que par plaisir. Les quais, c'est là que j'ai rencontré Chéri. Ils ont une signification particulière, et cet après-midi le ciel était très joli, un peu comme ce jour de juin, il y a trois ans. Sauf que tu avais plus froid ! Certes. Bref. J'avais dans les oreilles cette splendide chanson de Francis Cabrel "Je t'aimais, je t'aime, je t'aimerai", j'ai pensé que le temps passait vite, si vite, qu'il était décidemment imprévisible.

J'ai repensé à l'émerveillement qui m'avait saisi en le quittant, après quatre heures de conversation à bâtons rompus avec lui ce fameux jour de juin, entrecoupés par mes rougissements, mes sourires, ses doigts qui tremblaient sur le paquet de cigarettes. Notre trouble à tous les deux. J'ai repensé à moi, tournant comme un lion en cage chez mes parents, le coeur prêt à éclater sous l'espoir qui renaissait. C'est drôle, j'ai tout de suite senti l'évidence, ce sentiment indescriptible que cependant, je n'avais connu avec aucun autre auparavant. Tout a toujours été évident avec Lui. Evident que j'allais tomber amoureuse. Evident que nous nous aimions, quelques semaines plus tard, tandis qu'il tentait de me bafouiller une déclaration, stoppée nette par mon sourire : "Je sais. Et moi aussi.". Evident que nous étions faits pour nous entendre, pensant la même chose au même moment, débordant sous les points communs. Il fut évident, aussi, sans avoir besoin de se le dire, que nous voulions vivre ensemble, évident que le temps et les convenances, au fond, avaient peu d'importance. "Vous allez vite", nous a-t-on dit, sur un ton un peu soucieux, quand j'ai rendu l'appartement que je venais de louer, quand lui a lâché le sien (que dis-je, sa garçonnière plutôt), mettant fin à son existence de beau célibataire profitant-de-la-vie-si-vous-voyez-ce-que-je-veux-dire, et que nous nous sommes installés dans un appartement pour nous deux, entièrement à refaire. J'avais peur, bien sûr, parce qu'évidemment, je n'avais jamais pris autant de risques pour personne mais l'évidence était là et j'avais en l'avenir cette confiance, cette insouciance que je découvrais au creux de moi, alors que je m'en croyais incapable.

Il était évident que nous aurions des enfants ensemble. Et presque trois ans plus tard, je me balade le long des quais, avec le froid qui pique, le soleil qui éblouit, une chanson qui colle au décor, et tous les souvenirs qui affluent, au rythme affolant du temps qui passe, je suis enceinte et ma puce bouge dans mon ventre, bien au chaud. Je me suis mise à pleurer en constatant que je possède tout ce que je désire, tout ce que j'ai tant recherché pendant des années avec d'autres sans jamais parvenir à le toucher du doigt. Et si la vie n'est pas parfaite, s'il y a parfois des moments d'incompréhension et de découragement, je garde en mémoire, toujours, ce par quoi je suis passée auparavant, et je n'ai pas de doute, jamais, sur le fait que l'essentiel est là, évident. L'émerveillement me traverse encore, parfois, en réalisant que tout cela est possible. "L'amour comme s'il en pleuvait", comme dirait Francis. J'ai croisé un petit grand-père, navré face à mes sanglots. J'ai ri : "Non, mais en fait, cela va très bien !"

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 15:50

Mon cher Victor,


Annaphoto

Eh bien alors, on me laisse sans nouvelles pendant des jours et des jours ?! Mais qu'est-ce que c'est ça ?! Tes lecteurs et moi-même avons imaginé le pire, jeune imbécile !! Quel accueil... Ecoute, c'est mérité ma petite fille ! Tu m'as fait une frousse monumentale ! Comment vas-tu ? Et ce bébé ?

Comme tu peux l'imaginer, j'ai énormément de choses à te raconter, mon Victor, mais tout d'abord permets-moi de te présenter mes excuses : il est vrai que je t'ai délaissé, ainsi que les quelques lecteurs toujours fidèles au poste, et tu m'en vois navrée. Excuses acceptées. Maintenant, raconte-moi !

Eh bien avant toute chose, Chéri et moi attendons bien une petite fille. Nous sommes ravis. Aaaah !!! Merveilleux ! Les filles, c'est ce qu'il y a de mieux, je parle en connaissance de cause ! Avez-vous trouvé le prénom ? Oui, mais je ne te le dévoilerai pas, tu attendras la naissance !!! Petite friponne... Sinon, tout se passe bien ?

Tu m'aurais posé la question il y a trois semaines, je t'aurai répondu oui. Mais il s'avère que depuis une semaine, la grossesse prend une tournure fort désagréable, et surtout extrêmement anxyogène. Tu me fais peur... Depuis quinze jours, je cours partout, que ce soit le week-end ou en semaine, après le travail. En plus du boulot et des tâches ménagères, Chéri et moi essayons de profiter au maximum des soldes pour préparer la chambre de notre fille. Sauf qu'il y eut un moment où mon petit corps de femme enceinte trouva le moyen de me faire comprendre qu'il était temps de m'arrêter. Cette semaine effectivement, en plus de la fatigue, j'ai ressenti plusieurs contractions. Vendredi dernier, j'ai commencé à m'inquiéter, en ayant eu plusieurs au travail mais surtout trois ou quatre très rapprochées le soir même, alors que pourtant, je m'étais allongée pour me reposer. Résultat, direction les urgences gynécologiques, la peur au ventre, avec un Chéri très énervé (quand il a peur, il est comme ça), avec en tête, surtout, ce mauvais souvenir que j'aurais bien laissé dans un petit coin de ma mémoire.

Oh la la la... Tu me fais peur décidemment... Une fois arrivée, je suis prise en charge très rapidement, on m'installe sous monitoring pour détecter les contractions pendant un peu plus d'une heure, Chéri me tient la main. Nous avons en fond sonore le rythme cardiaque de notre bébé (à peu près 140 pulsations par minute), la musique de son petit coeur qui bat m'apaise à un point que tu n'imagines pas. Pendant que j'imagine le pire des scénarios (col ouvert, alitement jusqu'à l'accouchement), je la sens qui bouge, me donne des coups. Elle va bien, je le sais, ma grande angoisse étant qu'elle naisse plus vite que prévu, ce qui ferait d'elle, à son stade de développement, une très grande prématurée. Au bout d'une heure, la sage-femme m'annonce que le monitoring n'a décelé qu'une contraction alors que j'en ai ressenti trois. On me fait donc une échographie du col pour vérifier qu'il ne s'est pas ouvert, j'attends le verdict avec angoisse puis une interne, charmante au demeurant, et visiblement très professionnelle, m'annonce que mon col est "parfait", "long et fermé". Les contractions n'influent donc pas sur mon col pour l'instant, mais c'est à surveiller de près, d'où une consigne de "lever le pied". Ouf !

Ouf effectivement. Après une journée d'hier très reposante (je n'ai strictement rien fait et suis restée allongée quasiment tout le temps), j'ai ressenti quelques contractions ce midi après m'être pas mal activée pour le ménage, la vaisselle, la cuisine, bref les tâches domestiques classiques. Du coup, l'inquiétude revient. Demain, je prends rendez-vous avec mon médecin, et s'il le faut, je me ferais arrêter pour la semaine afin de me reposer de manière durable. Ma fille est plus importante que tout le reste.

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Publié dans : Mirabelle, future maman - Voir les 2 commentaires
Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 08:15

Mon cher Victor,


roseouchou

 

Avant les fêtes de Noël, j'aurais aimé avoir une petite idée du sexe de bébé et... Alors ? Fille ou garçon ? Deux secondes Victor, laisse-moi raconter ! Je suis donc allée voir ma nouvelle gynécologue (avec cette horrible histoire d'oeuf clair, j'en ai changé), qui, ô bonheur, possède un appareil pour réaliser des échographies, même si, comme elle le dit elle-même, "il date de Mathusalem" ! Après l'examen habituel (au cours duquel elle ne remarque rien d'anormal), elle m'emmène gentiment dans une autre pièce, minuscule, plongée dans l'obscurité, pour tenter de voir si "quelque chose dépasse ou non". En d'autres termes : si c'est un garçon ou une fille !

Au cours de ce troisième rendez-vous avec Mini-Nous, je suis en boucle : "Ooooh ! Comme il a changé !". Il a déjà des réflèxes de succion, il bouge énormément, il se tourne, se retourne... Bref : C'est la fiesta dans mon bidon et cela explose d'émerveillement dans ma tête ! Et puis ça y est... Ca y est, il montre ses parties ! Il lève les jambes, disons, et montre ses fesses. J'ai le coeur battant. Que préfères-tu ? Au tout début de la grossesse, j'avoue avoir eu une préfèrence pour une petite fille, mais au fil des semaines, je me suis mise à imaginer, à espérer davantage un garçon. Ah oui tiens, c'est étonnant... Peut être est-ce parce que j'ai beaucoup de petits garçons autour de moi dans notre cercle d'amis, peut être aussi parce que toutes les naissances qui s'annoncent dans mes connaissances sont des bébés de sexe masculin. Et puis...

 

- Tiens... Serait-ce une petite vulve que je vois là ?

- Une petite quoi ?

- Oui, vous avez bien entendu, je penche davantage pour une petite fille. Je ne vois rien qui dépasse. Quoi que... Attendez...

 

La gynécologue cherche encore, fronce les sourcils, zoome. Elle soupire, fait la moue : "Attendez, c'est quoi ça ? Ca dépasse un peu... Oh je ne sais pas... Je ne suis pas certaine... Je dirais que c'est une petite fille mais attendez un peu avant de vous ruer dans les magasins de vêtements pour bébé. Il vous faudra patienter un peu jusqu'à la deuxième échographie."

Alors c'est une petite fille ? Tu l'as compris tout comme moi mon Victor, ce n'est pas certain ! Tu l'as dit au futur papa ? Oui. Il est content bien sûr. Je crois qu'il aurait aimé avoir d'abord un garçon mais il sera fier si c'est bien une petite fille et commence à poser des limites bien en avance, des limites qui me font sourire : "Par contre, je te préviens, à l'adolescence, je vais être intraitable, je ne vais pas la lâcher ! Une fille, il faut vraiment faire attention !". Comme c'est mignon ! Bref. Depuis cette échographie, je recommence à m'imaginer une petite puce, à rêver devant les petites tenues... Ne t'emballe pas ! C'est peut être un garçon ! Oui tu as raison Victor. Ne nous emballons pas. Peu importe que ce soit une fille ou un garçon, au fond : s'il est en bonne santé c'est le principal ! Et puis, en attendant de savoir, je me réjouis tous les jours de la (ou le) sentir bouger. Déjà ?!?! Oui. Mais je te raconterai ça la prochaine fois !

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Publié dans : Mirabelle, future maman - Voir les 3 commentaires
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