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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 20:14

Mon cher Victor,

 

Tu es toujours en vie ? Bonjour, Victor. C'est toi, Mirabelle, vraiment ? Oui. Tu as un peu grossi. Des cernes, moins d'artifices qu'auparavant. Eh oui... Plus le temps ! Je suis mère, maintenant ! Naaaan, je rigole, je suis toujours aussi svelte, aussi mince, aussi magnifique, maquillée, apprêtée, bref : sublime ! Naaaan, je rigole aussi, là... Plus sérieusement, la femme est toujours là, moins démonstrative, moins expansive, mais toujours là... En tous cas, plus avec moi ! Je ne sais d'ailleurs si je dois m'en vexer, passer outre... Passe outre, Victor, passe outre. Notre amitié est de celles qui seront toujours importantes, malgré le temps qui passe... Disons que je te crois ! Qu'est-ce qui t'a décidé à revenir ?

Un message. Touchant. D'un lecteur. Merci à lui. Il m'a permis de me souvenir qu'au-delà de l'écran, au-delà de ce mirabelle.over-blog.org, que j'ai laissé, il faut bien l'avouer, à l'abandon, il y a des gens, quelques uns, qui me suivent encore. Certains sont là depuis les premières heures, celles de la PE1, quand j'étais encore avec J., mon Mystérieux Inconnu, offrant avec impudeur (je le regrette aujourd'hui), notre amour houleux teinté de dépendance, d'autres découvrent ces lignes, en pointillé, mes silences, prolongés, mon bonheur, oui, mon bonheur, de mère débordée, d'instit' encore angoissée (non non, je ne change pas !), de femme aimée et qui aime encore tellement, au-delà de ses espérances.. Oui, il y a toujours des gens, derrière, au-delà, des gens avec leurs vies propres, leurs sensibilités, et ce lecteur m'a tellement touchée que je n'ai pas pu faire autrement que de revenir vers toi. Merci à lui, alors ! Comment vas-tu ?

Ca va. Ma fille a eu un an il y a un mois. Une drôle de date. De la fierté, le souvenir de la peur, de la douleur, de l'après surtout, quand je ne l'avais pas avec moi, les fils, les scops, le soulagement, énorme, à l'idée de ce qui n'arrivera plus, la crainte de ce qui arrivera peut être, encore, un jour, pour une deuxième grossesse, pour le petit frère ou la petite soeur, parce qu'il y a un risque, toujours un risque, mais le temps fait son oeuvre, petit à petit, j'apprends à me donner une chance, en tant que "ventre porteur", j'apprends à espérer qu'un jour, je pourrais voir mon bébé à sa naissance, juste après, le tenir tout chaud, tout moite, contre mon corps harassé de fatigue. Oui, j'espère, et la conscience de l'espoir, elle-même, est un espoir en soi. Ma fille a eu un an donc, et je continue d'aimer ma vie avec Lui. Tranquille ou presque. Parce que je suis comme suis, comme j'ai toujours été. Pas facile. "Un sacré caractère", me dit-il, avec tellement de tendresse dans la voix. Mais il m'aime. Comme ça. Passionnée, romanesque, tragédienne, tantôt enfant, tantôt adulte, il m'aime, et quasiment quatre ans après notre coup de foudre virtuel, puis notre coup de foudre réel, je pense toujours que je suis avec "le bon", comme on dit, quatre ans après il a toujours foi en moi, en nous, et j'en suis si fière. Pour toi, c'est un pas énorme...! Oui. Ca prouve beaucoup de choses. Nous découvrons la parentalité ensemble. Il est comme moi, sensible, et parfois il suffit d'un regard pour que nos émotions se croisent, tandis qu'elle se relève, seule, en se tenant à la table, ou quand elle vient me rejoindre à quatre pattes dans la cuisine alors que je l'appelle. C'est un lien si fort, tellement plus fort que ce que j'avais imaginé. Je suis heureuse de ne m'être pas trompée, cette fois, de l'avoir choisi lui pour construire ce lien pour la vie. Et à travers A., je le vois, tous les jours, même s'il paraît qu'elle est mon portrait craché, ses mimiques, son caractère (malheureusement elle est loin d'être facile elle aussi !), cette enfant c'est Lui et c'est Moi, et j'en suis encore à me demander comment un tel "miracle" est possible.

Bien sûr, je suis toujours moi. Torturée. Pleine de questions. A bientôt trente ans, je me fais une raison : c'est ma nature, je ne la changerai pas, je l'apprivoise, c'est tout. Nostalgique, mélancolique, pessimiste, c'est ce que je suis, même si je suis heureuse, c'est tout mon paradoxe. La vie passe, vite, les lessives, le ménage, les jeux avec A., les jeux tous les trois, la lecture sur le canapé (elle aime tellement les livres ! Non non, je ne l'ai pas influencée !), le Babycook qui tourne à plein régime, le boulot, aussi, même si, on m'avait prévenu, "on redéfinit ses priorités". Tout ça use tellement, le temps, la fatigue, que j'en oublie qui je suis, qui j'étais, la petite fille qui écrivait sur des petits cahiers à grands carreaux, qui illustrait ses textes, la jeune fille qui écrivait des poèmes, des "morceaux de roman", la jeune femme qui s'était dit, un soir : "tiens, si je tenais un blog ?". Oui, je l'avais oubliée, et grâce à ce lecteur, je m'en suis souvenue. Merci, lecteur mystérieux.

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commentaires

Mysticlolly 31/03/2014 07:41


Coucou Mirabelle !


Je viens toujours jeter un petit oeil par ici pour voir si tu as déposé de tes nouvelles et c'est toujours avec plaisir que je te lis, un peu comme si je retrouvais une amie que je n'avais pas
vue depuis longtemps :o)


Prends soin de toi et de ta petite famille qui va bientôt s'agrandir !

doume 05/12/2013 07:39


Bonjour,


Très jolis articles sur ta fille. Je veux juste t'encourager : mon 1er a fait + de 3 mois d'hosto après sa naissance, alors lorsque je suis rentrée avec mon 2ème dans les bras, la veille de Noêl,
j'ai eu une grande bouffée de joie dont je me souviens encore ...

sosso 26/10/2013 12:56


Maîtresse , maman et bloggueuse, je n'ia jamais commenté mais lisais avec plasir, et venais de temps en temps voir si il y avaitd es nouvelles ici. En apnée depuis qeulques mois, je 'nétais pas
revenue, me voilà rassurée. Bon vent dans la vie Mirabelle , et peut-être à bientôt sur les blogs ;-)

Estelle 14/05/2013 00:02


QUel joli commentaire de ce mystérieux... Et oui, c'est vrai que nous faisons souvent nos inspections en vue de l'IEN et c'est malheureux. J'aimerais assumer ce que je fais vraiment, ne pas jouer
un rôle mais voilà, peut-on ?

Mystérieux lecteur 13/05/2013 17:29


Merci de ces nouvelles, Mirabelle.


Je suis heureux de voir que la vie suit son cours et, surtout, que A. semble se porter comme un charme. Merci


Ma chère maman fut institutrice en CP/CE1 tout au long de sa carrière. J'ai beaucoup pensé à elle en lisant vos articles, particulièrement ceux relatant les inspections, sources de stress et
de tant de travail supplémentaire. Retraitée depus plus de 10 ans, elle m'a avoué récemment avoir contourné cet écueuil de façon bien singulière : elle préparait sa journée d'inspection
spécialement selon les directives de l'inspecteur. Ainsi, elle était sûre de lui plaire ! Elle a toujours été très bien notée ! Dés le lendemain, elle reprenait ses méthodes favorites, oubliant
tout des consignes du ministère et les enfants et l'instit retrouvaient le plaisir de travailler ensemble !! mais que de stress que cette journée maudite ! Avec le recul, je comprends mieux
pourquoi elle me disait souvent "fais à ton idée et tiens toi à cela".


Issue de l'Ecole Normale, sa grande marotte était l'apprentissage de la lecture... Je me souviens de toutes ces jeunes professeures de écoles qui passaient en stage dans sa classe et qui
ressortaient un peu plus déroutées par la réussite de la "vieille" méthode, ne comprenant plus le pourquoi-comment de toutes ces réformes qui s'enchaînaient alors que Maman réussissait
particulièrement bien au long de ces 37 années...


Jamais elle n'a réutilisé ses cours d'une année pour la suivante... A chaque rentrée, elle passait ses soirées à tout reprendre au début. J'ai passé de longues soirées à couper ses
ronéotypés dans la cuisine (avec au passage de belles vapeurs d'alcool...). Elle considérait que chaque enfant est unique et que chaque leçon doit être revue pour coller aux besoins de chaque
enfant...Une sainte je vous dis !  Devenu adolescent, j'accompagnais parfois sa classe dans des sorties scolaires, dans des conditions de sécurité inimaginalbes aujourd'hui, avouons-le. Quel
bonheur de recompter les petits toutes les 3 minutes !


Bien que devenue instit par hasard, l'enseignement fut une vraie passion pour elle malgré les désillusions et les découragements qui se sont jamais bien loin, suivant de peu les changements de
ministre de tutelle.


Toutefois quelle ne fut pas ma déception, voire ma douleur, de la voir brûler tous ses cahiers lors de son départ à la retraite. Près de 40 années de passion parties en fumée... Je lui
conseillais pourtant de les offrir à la jeune femme qui reprenait sa classe, "elle pourra s'en inspirer et profiter de ton expérience" mais rien n'y a fait...Trop d'abnégation dans ces cahiers,
trop d'elle-même.


Persévérez, Mirabelle...ne lâchez rien... Vous êtes faite pour cela, vous l'avez au fond de votre coeur et, si l'arrivée de A. dans votre vie remodèle vos priorités, et c'est heureux, elle
vous rend d'autant plus à même de mener à bien votre mission : aider des enfants à entrer dans la vie ... la vie vous dis-je !


Merci de continuer, raconter nous, faites nous rire, pleurer aussi (un petit peu seulement, hein ?). Parler nous de cet(te) enfant dans votre classe chez qui vous avez décelé cette étincelle qui
vous a redonner envie à la rentrée...Il y en a toujours un me disait maman à chaque rentrée.


Parlez-nous...encore


L.


PS : Victor, secoue lui les puces !!!